Société

Assemblée nationale : La suspension de la session budgétaire contestée

Palais du peupleLa suspension de la session budgétaire ordinaire de l’assemblée nationale ouverte le 5 octobre dernier suscite le débat dans la cité. Approchés sur la question, les spécialistes du droit ne sont pas d’accord avec les députés qui ont temporairement arrêté leurs travaux en raison de la présidentielle du 11 octobre.

Pour le jeune politicien, Aboubacar Siddighi Diallo, président de l’UMP, juriste et ancien membre du parlement de la transition (CNT), « les députés n’ont pas le droit de suspendre les activités d’une session ordinaire de l’assemblée ».

Même son de cloche chez le juriste et universitaire Mohamed Camara, qui soutient qu’aucune disposition légale n’autorise les députés à suspendre ces travaux « pour se consacrer à une affaire politique. »

Selon l’article 68 de la constitution guinéenne, il est prévu deux sessions ordinaires à l’assemblée nationale : la session des lois et celle du budget. Elles s’ouvrent respectivement le 5 avril et le 5 octobre de chaque année, sans la possibilité d’excéder 90 jours dans tous les deux cas.

En attendant de savoir ce qui sera fait contre cette décision « illégale » bloquant l’hémicycle, du côté de l’institution, on se contente du fait que la suspension en cours n’empêcherait pas le législateur de faire son travail dans le délai. A la décharge de l’assemblée nationale, son secrétaire général, Dr Mohamed Bérété déclarait récemment sur lynx FM, que les députés peuvent examiner et voter le budget en 45 jours.

Mais si d’aventure le délai de 90 jours expirait sans que le budget soit voter, il ne serait adopter que par ordonnance du président de la République. Ce que ne sera pas sans conséquence sur l’image du pays !

Thiernodjo

656 39 73 52

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