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Hollande et le régime Assad en Syrie: «Notre ennemi, c’est Daesh»

HOllS’exprimant devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles, François Hollande a infléchi la position de la France dans le dossier syrien. Bachar el-Assad « ne peut constituer l’issue en Syrie, mais notre ennemi, c’est Daech », a déclaré le chef de l’Etat. Il parle désormais de former une « grande et unique coalition » pour lutter contre le groupe Etat islamique.

Fini le temps où dirigeants et diplomates français assuraient que Bachar el-Assad et le groupe Etat islamique formaient « les deux faces d’une même barbarie ». Les attaques de Paris, revendiquées par l’organisation jihadiste, ont fait voler en éclat cette ligne française du « ni Bachar, ni Etat islamique ». « Notre ennemi, c’est Daesh », a lancé François Hollande ce lundi devant le Parlement. On comprend, en creux, que le président syrien ne figure plus dans cette catégorie des « ennemis ».

En 2013, la France envisageait de « châtier » Bachar el-Assad, selon le terme de François Hollande. Paris préparait alors des frappes contre le régime de Damas, qui venait d’employer des armes chimiques contre sa propre population. « Bachar el-Assad ne peut constituer l’issue », a néanmoins précisé François Hollande ce lundi. Paris défend donc toujours l’idée d’une transition politique en Syrie, mais la priorité est désormais ailleurs : former une « grande et unique coalition pour lutter contre le groupe Etat islamique ». Ce qui implique de coopérer avec la Russie, puissant allié du régime de Damas.

RFI

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