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Face aux critiques, le concepteur du portail Djoliba, se défend et se confie: « la plateforme Djoliba décriée mais nécessaire pour la Guinée »

djoliba_logoMosaiqueguinee.com est allé à la rencontre de celui-là même qui a conçu et lancé cette plateforme. Dans une atmosphère conviviale, il a fourni des détails pour prouver la nécessité d’un tel portail en Guinée.

La rentrée universitaire 2015 aura été marquée par le débat autour de la plateforme mise en place pour l’orientation des bacheliers.

Et pourtant de l’avis de plusieurs observateurs, cette initiative visant à orienter les étudiants à travers ce portail internet est à saluer et à encourager.

A l’écouter, on peut comprendre aisément l’acharnement dont il fait l’objet de la part de certains établissements d’enseignement supérieurs privés.

Au-delà d’être une simple plateforme, ce portail permet non seulement de lutter contre les étudiants fictifs et par ricochet, diminue la charge de l’Etat mais aussi, il permet de rehausser le niveau des candidats au bac.

On se rappelle que l’année dernière, plus de 4000 étudiants fictifs ont été détectés dans plusieurs établissements.

A-t-il imposé aux universités privées un quota d’étudiants qu’elles devraient recevoir ? il répond : « cette affaire de quota est gérée par le gouvernement ; les établissements ne doivent accueillir qu’un tiers de étudiants admis ».

Et pour mieux cerner le problème, il indique que sur ce point, il y a deux choses à retenir : la capacité par programme et la capacité globale. La première désigne le nombre d’étudiants que chaque université doit recevoir par programme et la seconde évoque le nombre de places octroyées aux privées.

En médecine par exemple la plateforme n’a enregistré que 150 étudiants repartis entre trois universités à savoir Gamal Abdel Nasser, Kofi Annan et la Source.

Les autres étudiants ayant postulé pour le même programme ont été recalés à cause de la faiblesse de leur moyenne.

En génie civile il n’y eu que 125 places car « n’est pas admis à ces programmes qui le veut » ajoute-t-il.

A ce niveau il est soutenu par certains cadres du ministère de l’enseignement supérieur.

Peut-on avoir son bac sans avoir le niveau ? notre interlocuteur est catégorique : «c’est possible en Guinée » répond-il « car la moyenne obtenue au bac blanc permet aux candidats d’affronter l’examen réel avec un niveau qui n’est pas le leur ».

Il plaide pour une suppression du bac blanc ou la non prise en compte de sa moyenne lors du bac réel. Une sorte d’invite faite aux futurs candidats au bac qui devront se surpasser pour pouvoir tomber sur leurs meilleurs choix au niveau de l’orientation. Il compte élargir cette initiative au brevet et à l’enseignement technique.

Aujourd’hui ce jeune vit presque sous anonymat mais espère avoir le soutien du gouvernement et du parlement pour éviter la fraude des universités privées de la place.

Bangaly Kourouma

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