Actualités

Nouveau quinquennat d’Alpha Condé : « Il me parait opportun de choisir vos partenaires au-delà des partis politiques » dixit MOUSSA DIOUMESSY ( Plaidoyer)

image

A LA TRES HAUTRE ATTENTION DE SON EXCELLENCE LE PRESDENT DE LA REPUBLIQUE
2015 s’achève sur une note de succès pour vous et la Guinée, une nouvelle fois l’espoir et la paix, ou plutôt la trêve sociale et politique rassemble autour du projet national, la quasi totalité de nos compatriotes.
Il s’agit maintenant de mettre tout le monde au travail après avoir redéfini  les priorités.                                                      L’état des lieux présente un tableau dans lequel l’administration générale, le secteur privé et la société civile forment des entités proches de l’antagonisme, épuisées par les réflexes  et les postures destructifs.
L’administration publique est une hydre qui aspire toutes les ressources disponibles et les transforme en déchets   auxquels elle s’identifie elle-même.
Le système éducatif qui lui fournit la matière première est le foyer de culture des formes de   corruption et de déchéances les plus sophistiquées, les plus abjects parce qu’il développe, le vol, la cupidité au détriment de l’éthique, la probité, le mérite et le goût de l’effort.                                                                          Il forme des élites des élites dotées de capacités insuffisantes et dépourvues de probités.
L’administration publique n’aide pas le secteur privé, sur lequel elle s’appuie pour créer un univers de criminalité économique, fondé et structuré sur les violations des lois et les solutions  individuelles.
Dans ce secteur il faudra inverser les priorités et les engagements de l’état, en toute urgence. Privilégier l’enseignement technique et les filières de base (Santé-Education-Agriculture etc) dans l’enseignement général.
La secteur privé est affecté à son tour par la même gangrène et pour les mêmes raisons  (formations incomplètes-filières dévoyées par le profit immédiat et un champ d’action réducteur, hypertrophie des activités spéculatives »Commerce » un fléau plus grave encore ronge ce secteur, à la manière d’un cancer, le dérèglement général et la prise de contrôle communautariste par des ethnies, voire quelques  régions.
Ce contexte difficile caractérisé par la prévalence des produits étrangers sur le marché, affaiblit l’économie locale, produit des acteurs isolés, dont les importantes ressources échappent aux mécanismes formels et contrôlables de développement du Pays.
La nouvelle option pourrait donner la priorité à l’investissement local dans les filières de production et d’échanges traditionnels (Agriculture, gestion des terroirs, équipements légers)  avec l’appui des structures financières éligibles à cette tâche. Et organiser, structurer les échanges sur le modèle des pôles équitablement institués  dans les régions.

La société civile qui affiche aujourd’hui les plus grandes aptitudes à créer les synergies et les équilibres recherchés par les politiques, les projets et les programmes publiques, est traversé par des courants réfractaires, alors que la cible de son action est l’enjeu même du développement durable : Les Citoyens et les Populations du Pays.
Circonscrire cet enjeu dans le spectre de nos priorités nationales, à savoir la formation technique et civique des citoyens, l’emploi valorisant, la productivité, la rentabilité, l’équipement, la construction d’un état Perrin, fort, dynamique, la cohérence des projets et la paix sociale, c’est à mon avis le challenge qui nous attend en 2016.
Il me parait opportun à cet égard de choisir vos partenaires au-delà des partis politiques et de recourir de plus en plus avec sincérité et confiance, à l’expertise de la société civile, qui resterait dans le cas contraire, l’opposition la plus structurée à contrarier efficacement  vos projets politiques et donc votre bilan.
Les statistiques nationales en matière de population en rapport avec le niveau de performances économiques et de bien être social des populations et du citoyen sont éloquentes et font réfléchir.                                  La population totale du pays est estimée aujourd’hui à près de 11 millions d’habitants, dont plus de la moitié vit dans les grandes villes de la région maritime, notamment  et dans les métropoles régionales dépourvues d’infrastructures adéquates et de services de base urbains réguliers.
Le pourcentage de la population en âge de travailler atteint les 85% de la population totale du pays.
Les femmes qui exercent les activités traditionnelles en milieux ruraux et urbains sont  plus de la moitié de cette population et seulement 35% représente la population active ayant un emploi productif, lucratif, rentable et durable.
L’emploi industriel est quasi négligeable, ce secteur étant relativement embryonnaire et les perspectives d’un réchauffement climatique de plus en plus virulent compliquent et handicapent lourdement les projets d’envergure de ce secteur pourtant porteur de croissance.  
Une population jeune en majorité peu qualifiée pour les emplois à fort taux de productivité et de rentabilité économique, vivant sur un territoire mal aménagé sur lequel les projets sectoriels se chevauchent.  Voilà l’hypothèse de travail pour le 2ème quinquennat.
Les projets réalisés et en cours de réalisation constituent une réponse juste qui déroulent une approche cependant fragmentaire. Il nous reste à organiser la cohérence de tous les projets sectoriels sans laquelle le développement des infrastructures ne produira pas le développement durable, ni le bien être social et politique.
La société civile devient pour cette raison, le champ d’action privilégié de toutes les stratégies  et la destination de toutes les initiatives pour créer, innover, bâtir un nouvel état, une nouvelle nation.
C’est pourquoi mettre en place la cour des comptes est un impératif, organiser une saine émulation entre les institutions indépendantes rendra celles-ci plus fortes et la gouvernance générale sera améliorée, au bénéfice de tous les citoyens et on pourra dire « GUINEE IS UP ».

DIOUMESSY MOUSSA                                                                                                                                                                   CONSULTANT                                                                                                                           rahisdioum@gmail.com                                     PLAIDOYER POUR LA REPUBLIQUE                                                                                                 Tél :622 21 00 23/ 664 73 80 00
     

Commentaires

commentaires

Ajouter un commentaire

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

To Top