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Prix du carburant : Pourquoi le gouvernement Youla, ne baissera pas tout de suite le prix du litre à la pompe

mamady_youla_pmPoint d’état de grâce pour le nouveau gouvernement guinéen.

A peine nommé, qu’il se voit obligé de faire face à la pression du mouvement syndical, qui attend de lui notamment qu’il revoit, dans les meilleurs délais, les prix des produits pétroliers, à la baisse, consécutivement à la chute du baril, sur le marché international.

Dans le document contenant ses revendications, transmis au gouvernement Youla, la semaine dernière, le mouvement syndical, du moins à travers les deux principales structures syndicales, la CNTG et l’USTG, demande que le prix du litre de carburant, soit revu de 8 mille, actuellement, à 5 mille francs guinéens.

Il faut avouer que pour une équation, c’en est réellement une, pour l’équipe de Mamady Youla, en ces temps de chien pour une économie, dans le rouge vif.

Cette équation est celle-ci : baisser les prix aussitôt et se faire harakiri ou maintenir les prix en l’état et se mettre à dos les syndicats ?

En toute vraisemblance, le gouvernement semble opter pour le maintien des prix en l’état, tout au moins pour encore trois mois, le temps que la tendance baissière actuelle du prix du baril, se confirme ; le temps aussi certes, de récupérer un peu de la note très salée de la subvention de l’Etat, dans le domaine des hydrocarbures.

Selon un membre du gouvernement, qui participera aux négociations devant s’ouvrir la semaine prochaine, en trois ans, la facture de la subvention de l’Etat aux produits pétroliers, s’est élevée à 500 millions de dollars US.

Poursuivant, ce membre du gouvernement expliquera qu’en maintenant les prix en l’état, cela permettrait d’améliorer substantiellement la mobilisation des recettes intérieures, ce qui à terme, permettra ainsi à l’Etat, de faire face à certaines dépenses, telles que les pensions et autres subventions à la presse…

L’autre fait qui plaide en faveur du gouvernement, ce sont les prix pratiqués dans certains pays voisins comme le Sénégal, le Mali et la Côte d’Ivoire. Dans ces trois pays, non seulement les prix des produits ne sont pas uniformisés, mieux, ils sont nettement au-dessus des 8 mille francs du litre en Guinée.

Au Sénégal par exemple, le litre d’essence se vend autour de 11 mille francs guinéens.

Mais, avec un scénario de maintien des prix en l’état, la question qu’il faille forcément se poser, est celle de savoir, les syndicats, entendront-ils cela de cette oreille ? Si aucune baisse n’est appliquée, quelle va être leur attitude ?

Subséquemment, le gouvernement Youla est-il prêt à affronter une pression éventuelle des acteurs sociaux ? Voici les équations…

A suivre !

Bouba

Commentaires

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1 Commentaire

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  1. KONATE

    23 janvier 2016 at 15 h 41 min

    Pour le bien du pays le prix doit être maintenu à 8mil d’abord

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