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Retour de Bah Oury : son premier discours à l’aéroport (Décryptage)

IMG_20160124_091946Comme nous vous l’annoncions, le premier vice-président de l’UFDG, BAH Oury, est arrivé à Conakry tôt ce dimanche 24 janvier 2016. A l’aéroport, où il a été accueilli par des responsables de l’UFDG, dont Aliou CONDE, et deux leaders de partis politiques: Faya MILLIMONO et DIALLO Sadakadji, il a rendu, à travers un discours improvisé, un hommage à ceux qui ont facilité son retour avant de se prononcer sur d’autres sujets qui le tiennent à coeur.

La joie de revenir après de longues années d’exil

 C’est un grand bonheur pour moi d’être dans mon pays, de retourner à Conakry, dans le pays qui m’a vu naitre; et de retrouver des hommes et des femmes, des amis qui m’ont accompagné durant ces années d’exil et qui ont souffert avec moi de cet isolement. Je suis heureux de les retrouver sain et sauf. J’ai une pensée pieuse pour tous ceux qui n’ont pas pu être là par ce que durant cette période y a beaucoup de personnes qui ont disparu soit de maladie soit de fait de luttes politiques, des martyrs, ils sont nombreux. Donc je ne les oublies pas.

Bah Oury remercie tous sauf l’UFDG et son leader Cellou Dalein DIALLO

Je salue des personnes qui ont eu oeuvrer pour que aujourd’hui puisse arriver. Vous avez à ma droite Elhadj Diallo Sadakadjin, je vous dit publiquement, il a oeuvré  dans les coulisses pour que la décrispation politique puisse se transformer en réalité. Donc je lui rends hommage et je rends hommage à d’autres membres du gouvernement, dont El Hadj Ousmane Bah, qui a été à l’ombre, et a veillé à ce que les choses se passent correctement. je n’oublies pas non plus Chantal Cool qui, pionniers dans cette entreprise, a beaucoup  fait à débrayer le terrain pour qu’on puisse être là aujourd’hui.  Il y a beaucoup d’autres personnes anonymes, qui ont oeuvré sans que je ne soit au courant pour que je puisse rentrer dans mon pays. Je  n’oublies pas les jeunes gens qui avaient créé une association, une amicale pour soutenir les détenus politiques, qui ont fait des pétitions et ont essayé de les faire signer par beaucoup de parlementaires. Certains ont accepté de signer ces pétitions, d’autres ne l’ont pas fait. Libre à eux d’assumer leur responsabilité devant l’histoire. Pour ces jeunes gens je les remercies par ce que, à priori, c’est des jeunes gens, qui n’auraient pas à user de cette initiative alors qu’il y a des personnes plus âgés, plus cultivés, plus formés, plus aptes à faire ce que eux ils ont osé faire alors que d’autres ne pensaient même pas à ça.

Sa reconnaissance à la France et au chef de l’Etat Guinéen Alpha CONDE 

Je salue la France de m’avoir accueilli pendant ces quatre années. Le président Alpha CONDE  a eu la bienveillance de m’appeler le 29 octobre pour me demander de le rencontrer le 31 octobre. Et ça nous a permis d’enclencher un processus qui abouti aujourd’hui.

Bah Oury promet de s’investir pour la liberté à Fatou Badiare et de tous les autres détenus politiques 

D’autres prisonniers politiques  ne sont pas encore libérés, je travaillerais avec intelligence pour qu’ils puissent tous recouvrer leur liberté le plus rapidement possible.

Bah Oury compte descendre aussitôt dans l’arène politique 

La situation actuelle, au delà de ma petite personne, c’est la Guinée qui est en jeux. L’avenir de notre pays, dans un contexte troublé sur le plan social. Nous avons l’obligation politique et moral d’oeuvrer pour qu’il y ait une véritable décrispation qui s’enclenche avec une action politique dans la durée où il n’y aura plus d’exilé, où il n’ y aura plus de détenu politique, où les libertés fondamentales pourront être assurées, où les manifestations publiques pourront se faire sans qu’on dénombre des blessés, des morts, d’emprisonnés. Je souhaite que mon pays aille dans ce sens.

Petite flèche à l’endroit du régime CONDE , comparé à la dictature de Sekou TOURE

Et je le dis aujourd’hui, 24 janvier 2016, lors de la mort de Sekou Touré, j’ai été parmi ceux qui sont revenus. Notre premier action c’était de créer une organisation pour la défense des droits de l’homme pour que notre pays sorte d’une période sombre de dictature et d’emprisonnement dans le camp Boiro. Le temp a permis de voir que les stigmates restent encore, marque notre histoire. J’oeuvrerai dans ce sens avec d’autres, avec vous les jeunes pour avec demain soit plus radieux, pour que la liberté soit une réalité permanente et que des exilés, qu’on en compte plus parmi les guinéens.

Je vous remercie !

Dans une interview qu’il a accordée ensuite à notre consoeur de RFI, Bah Oury s’est dit engagé à s’opposer à ce que l’UFDG soit comme un parti Etat.

Quand nous mettions cet article en ligne, le cortège de Bah Oury, traversait triomphalement le carrefour Bambeto et se dirigeait vers le siège de l’UFDG, avec une la plus grande mobilisation du parti, jamais enregistrée depuis l’échec lamentable de Cellou Dalein Diallo aux élections d’octobre dernier.

Décryptage réalisé par Thierno Amadou CAMARA depuis l’axe Bameto-Hamdallaye

 

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