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Mine: Xavier Niel investit dans une mine de bauxite en Guinée

42ed1bc5-2a75-4077-bd19-77ae6852bf8cAprès le Royaume-Uni, la Guinée. Le fondateur de Free (et actionnaire à titre personnel du Monde), Xavier Niel, a surpris, mercredi 27 janvier, en prenant une participation minoritaire dans la société Alliance minière responsable (AMR), détentrice d’un permis d’exploration sur un gisement de bauxite à Boké. Un investissement réalisé à travers la holding personnelle du milliardaire français, NJJ Capital SA, pour un montant confidentiel, selon le communiqué diffusé mercredi 27 janvier par AMR.

Lancée en juin 2015, l’entreprise minière a été fondée par deux Français de 26 et 32 ans, Thibault Launay et Romain Girbal. Diplômés de Paris-Dauphine et HEC, tous les deux ont fait leur armes à Londres avant de s’installer en Guinée. Un pays que connaissait déjà Romain Girbal, ancien élève du lycée français de Conakry. Ni lui ni son acolyte n’ont rencontré Xavier Niel. Ils se sont contentés de lui envoyer un mail il y a un an et demi pour lui présenter le projet. Le magnat des télécoms avait répondu « du tac au tac » par la négative.

Mais « la Guinée, avec environ un tiers des ressources mondiales, est maintenant le pays en ligne pour devenir le principal fournisseur de bauxite de la Chine. La réélection du président Alpha Condé, l’ambition du nouveau ministre des mines et de la géologie, Abdoulaye Magassouba, et du nouveau premier ministre, Mamady Youla, ancien PDG d’une entreprise de bauxite guinéenne, ont certainement contribué à convaincre Xavier Niel d’investir », souligne Thibault Launay. La présence de grands noms de l’industrie française au conseil d’administration d’AMR, comme l’ancienne patronne d’Areva Anne Lauvergeon, et l’armateur Edouard Louis-Dreyfus, a sans doute également joué.

D’après des estimations réalisées dans les années 1970, le gisement de Boké recèlerait entre 150 et 250 millions de tonnes de bauxite. « On en est au stade des forages et des études de faisabilité avec pour objectif de postuler pour un permis d’exploitation fin 2016 et de commencer la production en 2018 », explique Thibault Launay. Il faut compter entre 80 et 120 millions d’euros pour mettre en production une mine de bauxite, ajoute-t-il. Les deux associés n’envisagent pas pour le moment de se lancer dans le raffinement d’alumine, la poudre blanche extraite de la bauxite présente dans l’aluminium.

Plus pointues, les alumines de spécialités, comme celles qui sont produites sur le site d’Alteo à Gardanne, entrent dans la fabrication de toutes sortes de produits : supports électroniques, fours industriels, abrasifs, ou encore les verres spéciaux des écrans LCD, smartphones et tablettes.

Le Monde

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