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Présidentielle 2015: l’OGDH dénombre 200 violations des droits humains

IMG_20160203_134228A travers une conférence de presse animée ce mercredi 03 février 2016, l’OGDH a rendu public un rapport intitulé  « observation et documentation des violations des droits de l’Homme en période électorale », relatif à l’élection présidentielle du 11 octobre 2015.  

Dans ce document, il est mentionné que  » le bilan de l’élection présidentielle de 2015 est de deux cent (200) cas de violations des droits humains dont onze (11) morts , dix (10) blessés par balles et quatre-vingt deux (82) cas d’arrestations et de détentions arbitraires ».

Ce rapport évoque notamment les événements de Koundara, les affrontements à Mamou, N’zérékoré; Gueckedou,et à Banankoro, mais aussi et surtout les tensions à Conakry.

Sur le cas spécifique de Koundara, où il y a eu de violents affrontements entre militants de l’UFDG et du RPG arc-en-ciel, dans la nuit du 18 au 19 septembre 2015, le rapport mentionne l’arrestation de « trente sept (37) personnes majoritairement affiliés à l’UFDG ».

A Banankoro, des violences ont été signalées. « Pour  le Soti-kemo ( chef coutumier), et en violation du droit positif, le RPG était le seul parti qui puisse valablement faire campagne dans la région. Lorsque les partisans de l’UFDG sont passés outre cette interdiction, des violentes représailles ont eu lieu », dit le rapport de l’OGDH.

Parlant du retour de Cellou Dalein Diallo, à Conakry le jeudi 8 octobre 2015, après des semaines de campagne à l’intérieur du pays, l’OGDH dit avoir dénombré un mort, onze (11) blessés, huit (8) véhicules brûlés et cinquante-un endommagés.

Plusieurs autres cas de violations des droits humains, d’arrestations « arbitraires » et des pertes matérielles ont été rapportées par l’OGDH dans ce document.

Parmi les recommandations faites au gouvernement et aux partis politiques, il y a la poursuite des efforts en faveur de la reforme de la justice, la lutte contre l’impunité et l’indemnisation des victimes des violences politiques.

Thierno Amadou CAMARA

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