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Dédouanement : Afriland Bank porte le Flash-Cash à 100 mille francs, consécutivement à une décision de la BCRG

toumany_sangareLa Guinée et son train de hausse dans tous les domaines : TVA, Taxe sur la consommation téléphonique, taxe sur internet et SMS…

Décidément, le gouvernement Youla, a engagé une véritable opération de ‘’chasse aux sous’’, histoire de financer sa falaise budgétaire.

C’est d’ailleurs dans cet esprit qu’il faut comprendre son refus de réajuster le prix des hydrocarbures, malgré une chute record du baril sur le marché international.

A cela vient s’ajouter une augmentation depuis le 1er février dernier, des frais de Flash-Cash auprès de l’une des banques primaires de la place, Afriland Bank, en l’occurrence.

Le Flash-Cash, c’est un document qui est remis par cette banque à un transitaire après versement par celui-ci des frais de dédouanement d’une marchandise au port de Conakry.

Avant le 1er février 2016, il coûtait aux transitaires 25 mille francs guinéens. Comment est-il passé soudain à 100 mille francs guinéens ? Les concernés (les transitaires), se disent scandalisés.

Pour comprendre, nous nous sommes approchés de la direction des gabelous.

Le Général de Brigade, Toumany Sangaré, DG des douanes guinéennes, que nous avons rencontré, justifie cette augmentation par l’imposition par la BCRG d’un frais supplémentaire de 15 mille francs guinéens, sur chaque opération de virement d’une banque de la place vers elle.

Ce qui a poussé toutes les banques primaires du pays, à trouver des mécanismes pour financer le paiement de ce frais auprès de la banque centrale de Guinée.

Et puisque Afriland Bank est obligée de virer les frais de dédouanement reçus dans ses livrets, vers la BCRG, il va sans dire que cela nécessitera désormais pour chaque opération de virement, le paiement par cette banque d’un frais supplémentaire de 15 mille francs guinéens.

D’où la hausse des frais d’obtention du flash-cash, a expliqué Général Toumany Sangaré.

Toutefois, ce dernier précisera que le flash-cash, n’est pas le seul moyen de paiement des frais de dédouanement.

Il dira que les transitaires eux-mêmes le savent, ils peuvent aller dans toute autre banque de la place où ils ont un compte, verser ces frais.

Mais, seulement, ils ne pourront dédouaner les marchandises de leurs clients qu’à travers des chèques certifiés.

Et on le sait, pour certifier un chèque, cela coûte au minimum aussi la somme de 100 mille francs guinéens.

Aboubakri

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