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Menace de grève: les mises au point du gouvernement suite à l’échec du premier ministre

IMG_20160213_133601Comme nous vous l’annoncions, le premier ministre, chef du gouvernement, Mamady Youla, a tablé avec les syndicalistes samedi dans la matinée à la primature, dans le cadre des négociations visant à éviter une grève générale et illimitée à partir de lundi à venir.

Prenant part à cette rencontre, Albert Damantang CAMARA, porte-parole du gouvernement, s’est prêté aux questions des quelques journalistes de la presse libre, qui étaient sur place.

Notre rédaction vous propose le décryptage de cette intervention.

Le point qu’il y a à noter c’est que le syndicat, tout comme le gouvernement, est absolument conscient de la nécessité qu’il y ait un  équilibre budgétaire qui corresponde à notre situation économique et aux engagements que nous avons pour boucler nos programmes avec les institutions de breton woods. Le point d’achoppement c’est où est ce qu’on  prend l’argent où est ce qu’on diminue les recettes ? Le gouvernement pense que dans l’état actuel des choses, il serait irresponsable et mal venu pour l’avenir de notre économie de toucher à la structure du prix du carburant. Le syndicat pense qu’on peut le faire et en aménagement d’autres poches de recettes ou en diminuant d’autres poches de dépenses. Malheureusement, le budget est une loi qui a été votée par les élus du peuple. On n’en touche pas sans prendre un certain nombre de précautions.

A la question de mosaiqueguinee.com de savoir les conséquences auxquelles le gouvernement s’attend si cette grève venait à être déclenchée, le ministre Damantang est resté évasif.

De toute manière, nous, nous continuons à rechercher des solutions avec le mouvement syndical. Personne ne peut évaluer les conséquences d’une grève, c’est l’arrêt du travail. Donc effectivement jusqu’où ça ira, ça c’est une question. Dans le meilleur des cas, c’est l’arrêt du travail dans plusieurs entreprises. Or, pour sortir de la situation de crise dans laquelle on est, la Guinée doit relancer son économie, produire de la richesse, donc travailler.

Mais pourquoi le premier ministre a tenu à rencontrer les syndicaliste et comment a-t-il échoué à dissiper leur intention d’aller à la grève ?

Nous sommes très proches du déclenchement de la grève réclamée par le mouvement syndical. Il  a pensé qu’il était utile de les rencontrer à nouveau pour faire le point de la situation et recueillir de vive voix leurs préoccupations et exprimer également la position du gouvernement par rapport à ces préoccupations.  Et donc c’est ce qui a été fait aujourd’hui. Nous n’avons pas encore pu trouver un accord formel sur tous les points notamment sur la question du prix du carburant.

Toutefois, interrogé, le porte-parole des syndicats, Mamady Mansaré, a laissé comprendre que les  négociations pourraient se poursuivre même en temps de grève.

Thierno Amadou CAMARA

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