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Assassinat du journaliste El Hadj Mohamed Koula Diallo : L’hommage de l’homme politique Ahmed Kourouma

Ahmed_KouroumaC’était il y a plusieurs jours déjà.

D’autres voix ont déjà soulevé l’horreur de l’acte, l’ignominie et la lâcheté d’une pareille chose. Et plus que le dégout c’est l’effroi qui m’a assailli ces derniers jours.

Il s’appelait Mohamed Diallo.

C’était un homme qui vivait pour informer le peuple, ses frères, il vivait par et pour sa plume car c’était un passionné.

Ce n’était pas un dénonciateur, il n’était même pas orienté.

Il avait juste la plume direct et sans détour, celle-là même qui effraye ceux qui l’ont tué. Car si elle n’est pas orientée… Elle ne masque rien. Et si elle ne masque rien, elle est juste. Et combien sont-ils à être tombés pour la vérité ?

Car Mohamed Diallo était juste et il écrivait la vérité.

En tuant la presse c’est la démocratie que l’on tue ?

Non. Elle vacille oui, indéniablement.

Mais on ne la tue pas. Du moins pas comme ça.

Mohamed Diallo est devenu une pierre dans la construction de la démocratie.

Il est devenu immuable.

Un géant !

Il est de ceux qui renforceront la démocratie contre ceux qui ne pensent qu’à la détruire, l’asservir.

Je pense à sa famille car ce grand journaliste laisse derrière lui un combat aussi profond que son absence laissera un vide.

Mohammed Diallo œuvrait pour la démocratie, il allait de l’avant dans l’obscurité pour que nous tous puissions suivre son chemin éclairé.

Mais à quoi bon aujourd’hui souligner ces points grandioses que l’on voudrait romantiques ?

A quoi bon chercher des raisons pour accepter cette mort ? Aujourd’hui le dégout nous fait serrer les poings et maudire ceux qui ne comprendront jamais les enseignements de l’Homme et de son Histoire.

Ces basses existences qui veulent nous réduire à leur état animal et d’ombres de nous-mêmes.

Mais le dégout est passé et l’effroi est bien là.

Cette peur qui se dresse et qui veut nous faire croire que nous ressemblons à ces sombres états où l’on tue et l’on musèle les hommes d’honneur.

Cette peur qui veut que nous reculions vers des époques abhorrées et enfouies sous des combats valeureux comme si ceux-ci n’avaient jamais existés ?

Voilà à quoi vous ressemblez, vous qui avez abattu Mohammed Diallo. Vous les charognards de ces noires époques, ces pleutres incapables de se dresser parmi les âmes les plus nobles dans la clairvoyance d’un avenir humain et inévitable, celui de la fraternité et de l’amour.

Car l’avenir est à l’union, à l’amour et la concorde. A la justice surtout.

L’obscurantisme vers lequel vous voulez nous diriger n’est plus. Nous allons faire prononcer par la justice les derniers mots que votre ancien monde faisait prononcer par la haine.

Vous avez déjà perdu car Mohamed Diallo n’était pas le seul juste, le seul homme brave, le seul à se dresser devant l’abject et la peur.

Et il fera naître d’autres âmes qui n’auront de cesse de combler l’inique par l’humanisme et l’humanité triomphe toujours, sachez-le, car vous n’en faites pas parti.

Alors même si je sais que vous ne comprendrez jamais le sens même de vos actions, leurs conséquences et même ces quelques lignes.

Vous, bras armés ou infâmes commanditaires, il y a une chose que vous comprendrez et de cela je suis sûr. Car si votre haine ouvre les abimes c’est l’injustice qui les creuse ; mais nous ne tomberons pas dans votre souille et l’humanité vous retrouvera, la justice aussi. Vous payerez, car la justice est du côté de l’homme, pas de l’animal.

L’effroi est passé, mais nous ne l’oublierons pas.

Tout comme nous n’oublierons jamais Mohammed Dialloceux qui se lèvent déjà pour lui ne vous oublieront pas

Et vous non-plus.

Ahmed kourouma

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