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Trois jours après le début de la grève, le grand marché de Madina  présente un autre visage

12736345_791089664336435_834511695_nSoixante-douze heures après le déclenchement d’une grève générale, Conakry et plusieurs autres villes de la Guinée tournent au ralenti. Ce mercredi 17 février 2016, Mosaiqueguinée a fait un tour au marché de Madina, le plus grand centre de commerce du pays. L’image de ce centre de négoce, connu pour ses bruits incessants et les va-et-vient, est différente de son image habituelle.

Parmi les commerçants ayant décidé de ne pas observer le mot d’ordre de grève, les étalagistes étaient les plus nombreux. Ils sont devant de grands magasins et ont exposé à même le sol leurs marchandises qu’ils proposent aux quelques passants. « On ne peut pas rester à la maison puisque nous avons des enfants à nourrir », nous confie Mamadi Oularé, un vendeur de chaussure non loin de la gendarmerie de Madina. L’avis de Mamadi est partagé par plusieurs autres étalagistes que nous avons rencontrés sur place. Par contre, d’autres magasins et boutiques n’ont pas accepté de baisser les rideaux mais ils sont cependant nettement inférieurs par rapport à ceux qui sont fermés.

Sur le pont de Madina, certaines femmes ont profité de ces trois jours de grève pour réoccuper la chaussée alors qu’elles y avaient  été chassées il y’a quelques semaines. Madina n’a toujours pas renoué avec ses embouteillages.

Quelques agents de la gendarmerie étaient visibles par endroit, mais aucun dispositif particulier n’était visible  pour parer à des éventualités fâcheuses. Une situation que déplorent beaucoup de commerçants qui redoutent des débordements comme cela a été le cas à des occasions de manifestants et grèves. « L’Etat ne doit pas attendre que les bandits nous pillent avant de réagir. On veut qu’on nous envoi assez de gendarmes et de policiers pour nous sécuriser», plaide Oumar Oury Bah devant sa boutique de produits cosmétiques.

En attendant que l’appel de ces pauvres commerçants ne soit entendu par l’Etat guinéen, Madiana vit au rythme d’une grève générale dont personne ne connait la fin pour le moment.

Bangaly Kourouma

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