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Bras de fer entre syndicats et gouvernement : plusieurs syndicalistes interpellés à Conakry

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Alors que la grève générale et illimitée déclenchée par deux centrales syndicales guinéennes est à sa quatrième journée de réussite, la tension monte entre les responsables syndicaux et les autorités du pays. Ce jeudi 18 février 2016, plusieurs membres du syndicat de transport des communes de Matoto et de Matam ont été interpellés, selon monsieur Casmir Diaora, un des responsables de la Confédération Nationale des Travailleurs de Guinée.

« On m’apprend que quatre ont été arrêtés », nous a-t-il confié.  Hier mercredi, à la suite d’une assemblée générale de l’inter central CNTG-USTG, une source proche du secrétaire général de la CNTG nous a fait état d’une rencontre entre les responsables du syndicat de transport de Matoto et de Matam avec certains membres de l’inter-centrale syndicale CNTG-USTG. L’objectif de cet entretien, toujours selon notre source, était de mettre une stratégie en place afin de dissuader les conducteurs de taxi de ces deux communes qui, apparemment n’ont pas suivi le mot d’ordre de grève lancé par leurs représentants.

Aujourdhui, une certaine tension était palpable sur l’autoroute Fidel Castro pourtant réputée être un axe «  tranquille». Des jeunes ont tenté de bruler des pneus par endroit avant d’en être empêchés par les forces de l’ordre. Le comportement de ces jeunes a été  vigoureusement condamné par la CNTG. « Le syndicat ne peut pas cautionner les méthodes violentes. S’il y’a des loubards qui viennent se greffer au mouvement, ça ce n’est pas notre faute et la sécurité est là pour réprimer ce genre d’actes», averti Casmir Diaora.

Ne craignez-vous pas un essoufflement de votre mouvement ? a-t-on demandé à Casmir Diaora. « Il n’y a aucun essoufflement », répond t-il.  « C’est normal que la circulation reprenne. Les gens nous accompagnent  un, deux jours et après ils vont chercher leur nourriture. Quand on les fait appel, ils reviennent », conclut-il.

Bangaly Kourouma

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