Actualités

Les syndicalistes ont-ils trahi ? Retour sur les péripéties de la décison suspendant la grève

IMG_20160214_154930Tous les regards étaient tournés vers la bourse du travail ce vendredi 19 février 2016. Les responsables syndicaux de l’inter centrale syndicale CNTG-USTG y avaient donné rendez-vous à tous les travailleurs pour le compte rendu de leur rencontre d’hier jeudi avec le bureau du parlement guinéen.

La grève est suspendue sans la baisse du prix du carburant à la pompe. Devant les caméras et micros des médias qui étaient présents dans la salle, Mamadou Mansaré s’est employé à égrener les détails des différentes rencontres entre les syndicats et le gouvernement d’une part. Et d’autre part, entre le syndicat et certains députés de l’Assemblée nationale. Lorsque Mamadou Mansaré a entamé la question sur la baisse du prix du carburant, la salle a vibré aux cris de « pas de recule, pas de recule».

Malgré tout, Amadou Diallo a pris la décision de suspendre la grève sous le hué d’une bonne partie de l’assistance qui dénonce une trahison de la part des leaders du syndicat. «Tout ça pour ça !», s’est étonné  un médecin qu’on a rencontré après l’annonce de cette décision. En tout cas, la colère et la déception se lisaient sur certains visages. Beaucoup estiment que ces cinq jours de grève n’auront été qu’une perte de temps.

Bien avant le début de cette rencontre tant attendue par les Guinéens, des bruits de couloirs couraient de partout pour dénoncer des personnes qui se seraient infiltrées dans la salle. « Tous ceux qui ne sont pas concernés par la rencontre sont priés de sortir », a lancé un responsable syndical.

Quelques échauffourées se sont produites lorsqu’un homme soupçonné de ne pas être syndicaliste a applaudi pendant que Mamadou Mansaré tenait son discours. La pagaille qui s’en est suivie n’a pas découragé le porte-parole des syndicalistes de poursuivre sa narration.

A rappeler que le gouvernement s’est engagé à appliquer certains points qui l’opposaient au syndicat. C’est le cas par exemple de la suppression des barrages non conventionnels, la révision de la grille salariale, et le maintien du prix du carburant à huit mille francs guinéens jusqu’en fin 2016, même si le prix du carburant connaissait une hausse.

Bangaly Kourouma

Commentaires

commentaires

Ajouter un commentaire

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


*

To Top