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L’Etat doit environ 1.700 milliards à la BCRG: les précisions de Lounceny NABE

Lounceny NabéA en croire le gouverneur de la Banque centrale de Guinée, Lounceny NABE, interrogé par Mosaiqueguinée à propos des conséquences économiques de la crise sanitaire que vient de traverser le pays, rien que l’année 2015, il y a eu des recettes intérieures dans l’ordre de mille cent cinquante (1.150) milliards, non encaissées à cause du ralentissement des activités.

« En plus, il y a que le budget de l’année 2015 a été bâtis sur une hypothèse non seulement de ces recettes-là, en activité normale, mais aussi du fait qu’il y aurait eu les encaissements du concours extérieur de la part de nos partenaires suite à la revue du programme ». Mais, poursuit-il, malgrés les résultats plutôt concluants de cette revue de 2014, les encaissements n’ont pas pu s’effectuer et ce, pour plusieurs raisons.

Et de poursuivre: « Si vous ajoutez quarante (40) millions de dollars de la Banque mondiale, quinze (15) millions d’euros de l’Union européenne, (10) dix millions de dollars de la Banque africaine de développement, vous convertissez ça en francs guinéens et vous l’ajoutez aux mille cent cinquante (1.150) milliards de  moins values de recettes intérieures, vous avez les ingrédients qui font qu’effectivement, le système de caisse qui a été bâtis à partir de 2011, devait connaitre de sérieuses difficultés ».  Pour pallier à ces difficultés, le gouvernement, selon nos informations, a recouru à une assistance de la Banque Centrale de Guinée.

« De nos jours, le niveau d’endettement du trésors public à la Banque Centrale de Guinée se situe autour de  mille sept cent (1.700) milliards, niveau qui a été stabilisé à partir de fin octobre », nous a témoigné le gouverneur de la BCRG, Lounceny NABE.

Cependant, en tout cas de l’avis du gouverneur de la Banque centrale de Guinée, à partir de fin mars 2016, la situation économique du pays reprendra de l’élan.

Selon les autorités du pays, qui étaient en maille avec les principales centrales syndicales du pays cette semaine, il n’est pas superflu d’espérer une relance de l’économie guinéenne, basée sur la fin d’Ebola qui va favoriser le retour des investisseurs; et la les éventuels retombées de  la revue de mi-mars, qui sont entre autres, le concours en terme d’aide budgétaire à la BCRG, d’aide à la balance de payement du FMI, du reliquat de l’Union européenne et d’une aide de la BAD qui est actuellement en phase d’évaluation, à partir de mars 2016.

Thierno Amadou CAMARA

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