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Comment sommes-nous gouvernés : Vices ou vertus ? (Par Moussa Dioumessy)

dioumessyEntre Flagornerie-Pantalonnade-Bouffonnerie !!!

SI DEMAIN, LES JEUNES ONT MOINS DE VICES, ILS SERONT  GOUVERNÉS AUTREMENT

Espérons que  les jeunes ne répètent pas nos erreurs !!!

SIDATY, BILAL et DEMBA, proclament  inlassablement leur soutien indéfectible  aux nouveaux pouvoirs en place depuis toujours ; et ce fût toujours le début  du crépuscule le plus long sur notre pays.

Un Crépuscule plus épais que la nuit ; et plus long que le jour et la nuit. Cet endroit où le coq stressé chante l’aube à toutes les heures, ou parfois celui qui apprend à lire aux gamins ne sait pas écrire. Cet endroit où on dit Oui en pleurant et Non en riant. ( HAAA  Les applaudisseurs infatigables)

Tous les régimes ont méprisé et soutenus à la fois SIDATY à cause de son « soutien indéfectible » à tares multiples ; à l’arrivée de chaque nouveau Président, SIDATY sortait le même discours poussiéreux « NOUS RESSORTISSANTS  de……….marquons notre soutien indéfectible à notre cher Président. »

-Indéfectible : Il crache sur le Cher Président qu’il soutenait une  poignée de mois ou d’heures plutôt.

-Inopérant comme un vaccin périmé, il ne protège rien ni personne ;  pas même le cher Président contre lui-même et contre le soutien indéfectible de SIDATY.

Au crépuscule d’une vie de soutiens indéfectibles, SIDATY et les autres ressemblent à des survivants d’un naufrage.

Ils ont presque honte d’avoir soutenu le meilleur et le pire régime avec la même légère détermination.

Trop de quelques choses est un manque de quelques choses.

Avant le pays était pluriel et paisible. Le premier nouveau Président est arrivé à

L’aube, SIDATY s’en souvient encore  comme si c’était hier, il (Le nouveau Président) était accompagné d’élites soucieuses de conserver leurs privilèges, intellectuels peu soucieux de leur indépendance.

Aujourd’hui surgissent de la mémoire traumatique de SIDATY, et des autres des regrets  que la pudeur empêche d’exprimer.

Ils ne s’avouent pas à eux-mêmes leur traumatisme. Ils ne comprennent pas pourquoi ils n’ont pas dit non une seule fois.

Trop de quelque chose est un manque de quelques choses.

Les épaisses rides de leurs visages ressemblent aux sillons craquelés laissés par un lac desséché. Sans doute ont-ils pleuré longtemps et en silence.

Leurs rires et leurs sanglots se confondent ; même tonalité, même intensité, mêmes larmes. Ils se couvrent la bouche pour rire, ils se couvrent le visage pour pleurer.

Les pouvoirs que SIDATY et les autres ont soutenu ‘Indéfectiblement, pensaient peut être que l’école était compliquée, trop chère et peu utile.

SIDATY, ne se plaint ni ne revendique plus,  il est à un niveau de précarité où la pauvreté devient un privilège.

Non SIDATY ne s’imaginait pas que dans son bled, l’opulence serait pour une catégorie sociale, une poignée de personne qui spolient notre économie, la déchéance et la mort subite pour l’épaisse majorité.

Des décennies de discours creux, de promesses désuètes, de vols et d’impunités, des décennies d’une gestion épouvantable.

Les blessures de SIDATY ne se fermeront peut être jamais, elles seront ensevelies dans les soutiens indéfectibles comme l’on enfouit un acte honteux.

FANTA, BACHIR, SOULEY, ont grandit, portés aussi par une culture urbaine.

Les rencontres de SIDARTY et DEMBA se terminent de la même manière. Un échange sur la situation du Pays. A vrai dire, SIDATY est agacé par son ami DEMBA qui dit toujours que leurs soutiens indéfectibles  à tous les pouvoirs n’ont pas été une bonne chose.

Et il ajoute : « Nous sommes tous comptables de ce qui ne va pas. Espérons que  les jeunes ne répèteront pas nos erreurs »

La réplique de SIDATY  laisse perplexe :

« DEMBA mon ami, un grand chef de guerre Français du Non de NAPOLEOUNE (entendez Napoléon) a dit que l’on gouverne mieux les hommes par leurs vices que par leurs vertus. Si les jeunes ont moins de vices que nous, ils seront gouvernés autrement »

LE FOU DU BLED,  (FOUANTE pour les uns, et MOOROKOLON ou LAYIFOU pour les autres) s’invite à la conversation :  (VAUT RIEN)

« Vous me faites rire, ça tombe bien, je n’ai pas ri depuis longtemps. Vous exprimez les mêmes maux avec des mots différents ; foutaise et Bla-Bla ! Qui croyez-vous tromper encore ?

CE QUI NOUS ARIIVE AUJOURD’HUI TROUVE SON EXPLICATION DANS CE QUE NOUS AVONS  PROFONDEMENT CULTIVÉ !

-Vous avez oubliez  de vous respecter, les pouvoirs ont oublié de vous respecter.

-Vous avez oubliez de défendre vos droits, les pouvoirs ont oublié de vous reconnaître vos droits.

Demandez pardon et remerciez nous d’avoir toléré tant d’indécence et de flagorneries  de votre part.  C’est en faisant la même chose qu’un homme honore sa femme ou la déshonore.

Si vous aviez su quoi infatigables applaudisseurs ?

Qu’au nom de vos soutiens indéfectibles, toutes les dérives ont été possibles. Qu’on a clochardisé une partie de vous.

Si vous aviez su quoi ?

Que malgré tout, et malgré vous-mêmes, la raison triomphera de l’absurde et de la résignation.

Si vous aviez su quoi ?

Que ce qui constitue une nation, ce n’est pas de parler la même langue, ou d’appartenir à une même communauté, un groupe ethnique ou Politique, c’est d’avoir fait, ou de vouloir faire de grandes choses ensemble, et plus dans l’avenir»

Si vous aviez su quoi ?

Que de vos soutiens indéfectibles, ils ne restent plus que d’anciens oubliés et dépressifs, une population qui se couche le ventre vide et se réveille  la gorge sèche. Des fonctionnaires et des employés qui disent merci au chef quand ils reçoivent leur salaire et vive la Gabegie.

DIOUMESSY MOUSSA,

ADMINISTRATEUR CIVIL/ECONOMISTE CONSULTANT

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