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  Autorité de régulation des marchés publics : Sale temps pour Guillaume Curtis  

lL’ARMP va-t-elle emboiter le pas à la HAC ? Tout porte à le croire.

Atteintes de malformations congénitales, nos institutions républicaines, qui battent la breloque, du point de vue fonctionnement, semblent traversées les unes après les autres par des crises internes où se jouent leurs propres survies.

Alors qu’à la HAC, la crise va s’approfondissant, le jeune commissaire Johachin Baba Millimouno, soutenu à bouts de bras par huit autres, est trainé devant la justice, pour avoir lui et les autres, en tout neuf commissaires sur onze, dénoncé une gestion ‘’cavalière et opaque’’ de  l’institution chargée de réguler les médias en Guinée, à l’ARMP, on pourrait aller à une situation presque inédite.

Tenez, M. Curtis, qui avait été sauvé d’un premier naufrage, lorsqu’il a eu maille à partir avec l’ancien ministre des mines, M. Kerfala Yansané, qui l’avait soupçonné à l’époque d’avoir imité sa signature pour faire passer des contrats, risque gros pour son poste de directeur général de cette institution chargée de réguler les marchés publics.

Depuis qu’il a pris ‘’unilatéralement’’ un courrier dans lequel, répondant à l’avocat conseil de l’entreprise Kalilou Baro, il a totalement pris le contrepied des décisions prises par le du CRDS (Comité de Règlement des Différents et des Sanctions), à la date du 05 Novembre 2015, M. Curtis, est au centre d’une levée de boucliers venant des autres membres de l’ARMP, notamment du CRDS, et plus généralement des milieux des marchés publics.

Dire que les gens sont déçus de lui, est un euphémisme. Choqué, ulcéré par l’acte pris par M. Curtis, le CRDS s’est réuni dans la foulée et est arrivé à la conclusion qu’il s’agit d’un acte qui viole le décret portant création, missions et fonctionnement de l’ARMP, par conséquent qui déshonore l’institution.

Au sein du CRDS, selon des indiscrétions glanées çà et là, on ne digère guère que M. Curtis, en vienne à marcher, à balayer d’un revers de main gauche, toutes les décisions prises par le comité, notamment celle qui imposait à la direction nationale des marchés publics de mettre sur pied une nouvelle commission qui aurait en charge d’évaluer toutes les offres dont les plis avaient été ouverts à la première séance d’ouverture.

A en croire un membre du comité joint par mosaiqueguinee.com, une des dispositions du décret portant création, missions et fonctionnement de l’ARMP, permettait simplement à M. Curtis, de renvoyer l’entreprise Kalilou Baro, à saisir la justice, sans que l’ARMP ne se dise et en vienne à se couvrir de honte à la face du monde.

Désormais, les membres du comité réclameraient des sanctions contre M. Curtis. Des sanctions qui pourraient aller jusqu’à une suspension.

A suivre !

Bouba

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