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Djelibakoro ou la découverte d’un territoire « perdu » de Kankan

IMG_20160314_182020Il était 18 heures, lundi, 13 mars 2016, lorsque nous posions nos valises à Djelibakoro, un district situé dans la sous-préfecture de Batè Nafadji. Plus de quatre-vingt (80) kilomètres le sépare de la préfecture de Kankan de laquelle il  relève administrativement. Mais Djelibakoro est plus  proche de Siguiri que Kankan (seulement une quarantaine de km), et ses habitants partagent les mêmes réalités culturelles et sociales avec ceux de la préfecture de Siguiri.

Aujourd’hui, comme chaque lundi, c’est le jour de marché à Djelibakoro. Sur place, on constate des véhicules venus des plusieurs horizons, obstruant d’ailleurs le passage, puisque le marché est situé aux abords de la route nationale qui traverse le district pour relier  Kankan et Siguiri. IMG_20160314_181903

C’est un jour de retrouvailles et d’affaires entre des habitants de la localité et leurs voisins des villages environnants que sont Nyandan, Kignéro Dalaba, Sansando, Damsa KoroKeita.

Outre le commerce et l’exploitation artisanale de l’or, l’agriculture et la pêche sont les principales activités économiques des habitants de Djelibakoro. Dans cette localité manding, où on parle essentiellement malinké, on trouve entre autres, les descendants de Soundjata (les Keita), la caste des griots (Djely) que composent les Kouyaté, et celle des pêcheurs (Somono) que constituent les Camara. L’activité des derniers prospère grâce au fait que le village se situe non trop loin des fleuves  Niger, Milo et le Bafing.

Selon le dernier recensement de la population, on dénombre plus de dix mille personnes à Djelibakoro. La fête des marres, et le Doundounba (la danse de l’homme fort) font partie de l’héritage culturel que perpétuent ces habitants.

Parmi les difficultés de la population de Djelibakoro, il y a leur éloignement de leur chef-lieu, Kankan. A l’image de Djelibakoro, plusieurs localités de la Guinée profonde souffrent de la trop grande distance qui les sépare de leurs chefs-lieux. D’autres se battent même pour obtenir au moins le statut de sous-préfecture. C’est le cas de Linsan, une localité relevant de Kindia et située entre Kindia et Mamou.

Thierno Amadou Camara

622 104 378

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