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« Il ne se passe pas plus de 2 semaines à Kankan, sans qu’une femme ne subisse les affres de la violence et du viol »

IMG_20160315_111336Le conseil administratif préfectoral de Kankan se poursuit dans la salle polyvalent Hô-Chi-Min. Le préfet, les douze sous-préfets, les présidents de délégations spéciales des douze communes rurales et de la commune urbaine, passent au peigne fin, les maux qui gangrènent leurs zones de commandement respectives. En écoutant les discours des uns et des autres, on peut noter une situation alarmante pour les femmes.

« Il ne se passe pas plus de deux semaines à Kankan, sans qu’une femme ne subisse les affres de la violence et du viol », selon le préfet, Aziz Diop. 

Parmi les exemples cités à cet effet, on retient un cas de viol d’une fillette de deux ans par un jeune homme de 25 ans, et celui d’une autre fille de quatre ans, violée à Sinkéfara, par un jeune homme de 18 ans. Pire que c’est deux cas il y a un  viol collectif enregistré à Batènafadji.

Pour certains, le phénomène a même tendance à se généraliser. Puisqu’il y a d’autres formes de violences qui ne ciblent pas que les femmes. C’est notamment l’incendie des lycées Samory Touré et Alpha Yaya Diallo, par des élèves de ces deux établissements; le pillage  du tribunal de première instance de Kankan, la tentative de destruction de la prison civile de Kankan, l’incendie d’une  mosquée dans la sous-préfecture de Ballandou.

A Kankan on enregistre aussi et surtout des cas de vol, de braquage à main armée, et  de meurtre. Au cours de la cérémonie d’ouverture du conseil, mardi, 15 mars 2016, des cas de corps sans vie de personnes, retrouvés le long des berges du fleuve Milo ont été rappelés.

Parmi les participants, certains IMG_20160315_112620reconnaissent que ces maux qui affectent l’image de la société de Kankan, autrefois reconnue pour sa paix et son hospitalité, sont dus à la faiblesse de leurs services rendus aux citoyens, et un manque de promptitude de certaines autorités dans la gestion des crises.

Pour le gouverneur de la région, Nawa Damey, il y a aussi une faute des parents. Il plaidera d’ailleurs pour l’implication de tous, puisque selon lui, « il n’y a pas de développement sans paix ». Pour sa part, le préfet, Aziz Diop, a plaidé pour l’organisation de campagnes d’éducation civique.

Thierno Amadou CAMARA, envoyé spécial de mosaiqueguinee.com

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