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Que s’est-il passé à N’Nzérékoré ? (Par Mohamed Soumah)

ebola tTrois décès sans être prélevés et testés, ensuite enterrés sans être sécurisés. Quelques jours après, un enfant et sa maman sont confirmés tous Ebola dans la sous-préfecture de kporokpara, préfecture de N’Nzérékoré.

La seule question que tout le monde se pose est de savoir…comment Ebola est arrivé à N’Zerekoré ? quand on sait que cette préfecture avait fini avec Ebola il y a 10 mois…Et selon les spécialistes, si une personne contact ne tombe pas malade pendant les 21 jours (période d’incubation), surement elle ne s’est pas infectée..

Qui faut-il accuser dans cette affaire ?

  1- Les scientifiques ? Les agents de la surveillance niveau DPS ou OMS.

Comment un décès peut-il échapper à ces agents de la surveillance, pendant que nous sommes dans la période de la surveillance renforcée. Est-ce une négligence ou un relâchement de la surveillance renforcée qui devrait prendre fin le 30 mars 2016…?

Selon cette surveillance, tout cas de maladie fébrile, les causes de tout décès intra ou extra hospitalier doivent être notifiées, enregistrées et remontées de façon journalière à Conakry à l’OMS et à la Coordination Nationale.

Qu’est-ce que la surveillance a fait quand il y a eu les trois premiers décès? Pourquoi la surveillance n’a pas eu de l’intuition quand il y a eu ces décès successifs dans une même famille ?

Un relâchement total au niveau des agents de surveillance de l’OMS et de la DPS de N’Nzérékoré.

L’autre information, l’OMS a écrit une lettre à tous ses travailleurs de la non extension de leur contrat au-delà du 31 mars 2016. Depuis le 1er mars, date d’expédition de cette lettre à plus de 500 nationaux, le découragement et le relâchement se lisaient dans le travail des jeunes sur le terrain. Chacun se préparait a rentrer au plus tard le 27 mars 2016.

Autres problème plus grave que la responsabilité, est qu’on ne sait pas encore depuis le premier décès le 28 février jusqu’aujourd’hui, combien de contacts sont entrain de circuler entre les villages, les préfectures ou les pays voisins..?

Ensuite qui est le cas index ? Un survivant d’Ebola ? Un cas d’Ebola déplacé ? Si oui venant d’où ? Ou encore les viandes de brousse ? On n’en sait rien pour le moment.

Autre erreur à éviter : le gouvernement doit demander aux partenaires de déployer un nombre important de nationaux et non d’internationaux.  Cela, pour éviter de l’Ebola-business.

Il est fort probable, d’après des calculs mathématiques que le cas du pèlerinage est encore remis en cause.. guérir ces malades d’Ebola, calculer 42 jours après, en fin 90 jours de surveillance renforcée, ce qui nous amènera au mois d’aout ou septembre. A quand donc les préparatifs du pèlerinage.

Pauvre de nous. Ma Guinée, quand tu nous tiens avec ces malheurs Ebola, menace djihadiste, crise économique….

Mohamed Soumah

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