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Kankan: le paradoxe du système d’enseignement technique et professionnel

IMG_20160317_085436Longtemps considérés comme le levier d’un développement adapté aux besoins de l’heure, les centres publics d’apprentissage de l’électricité, de la maçonnerie, de la mécanique, de la plomberie, de la chaudronnerie, de la menuiserie ou encore de soins de santé communautaire s’apparentent aujourd’hui à un géant au pied d’argile.

Depuis décembre 2012, le personnel de la première autorité régionale du secteur est sans siège fixe. Ses locaux ont été vandalisés lors de l’insurrection des jeunes manifestants contre les agents de la brigade mobile numéro 9. Les assaillants auraient assimilé l’édifice à ceux du camp des hommes en uniformes, situés à quelques encablures de là.

A l’école nationale d’agriculture et d’élevage (ENAE) de Bordo, aux centres de formation professionnelle (CFP), à l’école nationale des instituteurs (ENI) en passant par l’école de soins de santé communautaire le cri d’alarme des encadreurs est toujours de même.

Pas de source électrique suffisante, ni de matières d’œuvre et d’équipements adéquats. A ce tableau du reste sombre se greffe le départ massif à la retraite de la quasi-totalité du personnel enseignant. Pire ! les élèves de l’école des soins de santé communautaire, logés dans l’enceinte de l’hôpital régional, devraient bientôt être priés de quitter ces lieux.

Autre paradoxe, aucune infrastructure de l’enseignement technique et professionnel n’a été concernée à Kankan lors des travaux en cours de pour la célébration du 58ème anniversaire de notre indépendance. Cependant, globalement, le nombre de candidats pour le recrutement croît d’année en année face à une faible capacité d’accueil.

Pourtant, c’est dans les écoles techniques et professionnelles que se cache le secret de l’emploi et du développement. En clair, tout le monde y croit. Même les gouvernants qui ont été à l’avant-garde de larges sensibilisations des jeunes générations à ce sujet.

La bonne preuve a été donnée par les résultats des examens nationaux  de sortie 2016  avec un taux record d’admission de 95% dépassant de 10% la moyenne nationale (85%). Peut-être faudrait-il attendre encore la concrétisation des promesses d’innovation ténues récemment  afin d’en juger mieux !!!

                                                                                                  Mamadi CISSE, Kankan

                                                                                                        Masaiqueguinee

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