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Plume à Aboubacar Diallo du 22 Mars 2016  

plumeL’Etat guinéen, tueur à gaz de son propre secteur privé, qui pique du nez, croulant sous le poids de goulots d’étranglements de tout acabit. Mêmes les broutilles de marchés attribuées, dans des conditions à la limite surréaliste, à quelques rares entreprises locales, ont fini par laisser à ces dernières, un goût amer comme du chicotin.

 

Après coup, on se rend bien compte que tout ce qui brille n’est pas or. L’éléphant blanc annoncé est arrivé à son tour avec un pied cassé. Finalement, tout l’espoir d’assister à un renouveau, à une Perestroïka du pays tout entier, et plus particulièrement du secteur privé, pour en faire un levier fort à même de soutenir et de provoquer le déclic d’un développement axé sur les forces motrices internes, oui finalement tout ce grand espoir, est en voie de fondre comme neige au soleil. A la base, une forte volonté politique, qui a fait défaut, ou exprimée du bout des lèvres, se traduisant par un grand dédain à l’égard des PME locales, laissées à elles-mêmes, des années durant, comptant pour du beurre aux yeux des dirigeants actuels. S’en suivit un semblant de politique de soutien au goût amer comme du chicotin. La ruée vers les chantiers dits des festivités tournantes de l’indépendance guinéenne, a fini par tourner à la désillusion, au désenchantement, au cauchemar pour celles des PME locales, ayant en bénéficier notamment pour le compte de la région administrative de Kankan. Aujourd’hui, ces entreprises, devenues exsangues, étouffées financièrement, non seulement, sont obligées d’abandonner à mi-chemin, les chantiers à elles confiées, plus grave, faute d’avoir été payées jusqu’ici, alors que pour la plupart, elles ont conduit lesdits chantiers à un niveau de réalisation, nettement au-dessus des exigences contractuelles, faute d’avoir été payées donc, elles sont sous pression des banques commerciales de la place, qui leur ont avancé de l’argent, sur la base d’une sollicitation expresse venant d’un Etat gêné aux entournures financièrement. Oui, les entreprises ayant obtenu des marchés pour le compte de Kankan, sont prises dans une tenaille mortelle, pressées par les créanciers qui n’y ont rien à perdre, pour le remboursement de leurs dus, mais beaucoup plus, croulant sous le fardeau des agios qui augment mois après mois. Si bien qu’à l’allure où vont les choses, l’assiette de la dette combinée au fardeau des agios, finiront par les stranguler toutes. Fort malheureusement, le rythme endiablé auquel augmente le volume de ces agios, n’est point prêt de s’arrêter, l’Etat continuant de faire la sourde oreille, se cachant derrière l’argumentaire finalement éculé d’une économie sinistrée par Ebola, en qui ils ont trouvé sans barguigner l’accusé parfait. Imaginez que pour un chantier d’une valeur atteignant à peine huit milliards de francs guinéen, qu’il soit imposé à une entreprise de payer, pour cause d’incapacité d’un Etat en cessation de paiement, la somme cumulée de près d’un milliard de francs, à rembourser plus le principal et le taux d’intérêt y afférent, dites-moi comment voulez-vous que cette entreprise, reste finalement débout ? Comment voulez-vous que celle-ci, continue d’exister et d’avoir des activités alors qu’au bout du bout, elle aura perdu toute crédibilité auprès de ses créanciers, non pas par sa faute, loin s’en faut, mais par la faute de l’Etat? Comment voulez-vous que dans ces conditions plus que Spartiates, qu’émergent en Guinée des entreprises prospères et performantes, à même de tenir la route de la concurrence ne serait-ce que sous-régionale ? Comment voulez-vous qu’il existe dans le pays de grands hommes d’affaires, si tout est fait pour tuer en eux toute envie de se battre, de faire prospérer leurs unités, en réalité véritables pourvoyeuses d’emplois et de richesse, sur lesquelles se sont reposés quantité de pays de par le monde, pour devenir émergents ou puissants tout court. Au lieu de cela chez nous, on assassine les quelques fragiles PME, nées dans des conditions telles qu’on ne peut imaginer les acrobaties qui ont été celles de leurs géniteurs. Le pouvoir d’Alpha Condé, n’en a cure. C’est le cadet de ses soucis. Autrement, nos PME, ne seraient point soumises à une telle chape de plomb, telle que cela est en train d’être observé. Une vérité qui s’impose cependant comme chant de cygne, c’est celle qui veut que ce soit l’Etat et non les entreprises du 2è lot de Kankan, qui doit prendre sur lui, le remboursement des agios en voie d’exploser à la figure de celles-ci. A bon entendeur, salut !

 

  

 

 

 

 

      

 

 

 

  

 

Commentaires

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1 Commentaire

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  1. TOLNO JACQUE

    24 mars 2016 at 15 h 16 min

    LA RADIO ESPACE FM GUINEE EST UNE RADIO POLITIQUE. SON DIRECTEUR EST MENBRE DU PARTI L UFDG. DANS CES DERNIER JOUR, IL N ARRIVE PLUS A CACHER SON APPARTENANCE POLITIQUE EN PRIVE.LES JOURNALISTES DU ESPACE RECOIVENT SOUVENT DES MIETTES POUR LEUR ROLE FONDAMENTAL QUI CONSISTE A DESTABILISER LE REGIME DU PRESIDENT PAR DES MENSONGES POLITIQUE. ILS FONT TOUT POUR DONNER UNE IMAGE MAL SAINE A LA GUINEE AU PROFIT DE L OPPOSITION QUI N EXISTE PLUS D AILLEUR

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