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Conflit domanial à Siguiri : un fou de 74 ans, de nationalité malienne perd sa case  

12325253_1716748328539371_1849601009_nBréma  Diarra, c’est son nom. C’est un malade mental de nationalité malienne qui a vu sa case saccagée puis brûlée dans un conflit domanial entre Bourénfè, un district de la sous-préfecture de Doko, et Sebekoro, un autre relevant de la commune urbaine de Siguiri.

Selon des témoins rencontrés sur place par un reporter de mosaiqueguinee.com, ce conflit concerne un domaine qui est dans la Zone de Sèkè ou Doko, mais qui est situé à quelque un kilomètre de Sebekoro.

Le domaine litigieux est appelé de nos jours Tinko-carrefour. Une appellation inconcevable pour les habitants de Bourenfè, bien que ledit domaine soit proche de Tinko, sans jamais avoir été la propriété de cette localité.

Mais ce qui a touché, voire indigné plus d’un, c’est la destruction de la case de ce fou qui a été la toute première personne à s’installer sur ledit domaine.

La case en question, détruite puis incendiée, a été construite par les habitants de Sebekoro, histoire de mettre à l’abri des intempéries et du grand soleil de la région, le vieux Diarra, ce après qu’il ait passé plusieurs années dehors, exposé à tous les dangers.

De l’autre côté, ceux qui ont détruit la case de ce vieillard un peu brindezingue, c’est-à-dire les gens de bourénfè disent avoir informé leurs voisins de Sebekoro, qu’à part la case du fou, qu’ils ne veulent plus voir une autre construction sur le domaine en question.

Un engagement qui n’a pas été respecté. Ce qui les aurait mis hors d’eux, c’est le fait que les gens de Sebekoro, à les en croire, construiraient chaque jour que Dieu fait, des hangars. C’est ce qui les aurait poussés à venir tout raser, y compris la case du fou.

Le reporter de mosaiqueguinee.com s’est rendu sur les lieux pour prendre langue avec le fou.

Voici ce qu’il nous a confié : « je suis malien de sokoboli, c’est Mamoudou Dioubaté qui est venu mettre le feu à ma case, il a brulé mon matelas, mon drap de lit, mon oreiller et mes habits et a fait tomber ma case ».

Un acte considéré ici comme cruel, qui n’a pas laissé indifférent.

A la fin, plus personne n’a pu retenir ses larmes, constatant que ce fou pleurait pendant qu’il racontait la scène.

La fin du monde apparaîtra quand l’idée même de Dieu aura disparu. D’oubli en oubli, l’homme réussira à abolir son passé et à s’abolir lui-même.

Moussa Tatakourou Diawara

 

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