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Le Port autonome de Conakry : La vitrine de l’économie guinéenne (Par Ibrahim Diallo)

MamadoubaSankhonS’il y a un secteur qui a entrepris des vastes réformes et qui se modernise, c’est bien le Port autonome de Conakry – PAC -. Depuis la signature du partenariat entre le Gouvernement guinéen et le Groupe Bolloré, le secteur portuaire montre un visage reluisant qui fait du port de Conakry l’un des plus attractifs de la sous-région. Mamadouba Sankhon se bat comme un beau diable pour la performance « du port de commerce de Conakry crée en 1895 » par le feu lieutenant français Noël Ballay, Gouverneur de la colonie de la Guinée Française de l’île forestière de Tombo d’alors.

De cette époque à nos jours, le port de Conakry aura connu d’importantes mutations tous azimuts. C’est seulement en 1929 que l’Administration coloniale lança  le premier programme de travaux de grandes envergures au Port de Conakry.

En 1938 par exemple, le port de Conakry ne disposait que de trois (3) postes à quai et son trafic était de 180.000 tonnes de marchandises par an. Conakry était, avec Dakar, le seul Port de l’Afrique de l’ouest française –AOF – à posséder des quais en eau profonde en cette date.

Cinq (5) ans avant l’Indépendance de la Guinée, le Port  de Conakry en rajouta cinq (5) autres pour passer à huit (8) postes à quai pour recevoir les navires long courrier (y compris le quai de Kassa) et il avait enregistré un trafic annuel de 1,5 millions de tonnes. Après l’indépendance en 1958, le Port ne connaitra aucun autre aménagement.

C’est suite à une assistance technique et financière de la Banque mondiale et du Gouvernement allemand que le feu Président Ahmed Sékou Touré créa par le Décret N°050/PRG/82 du 22 Juin 1982 l’actuel Port autonome de Conakry – PAC – après avoir démantelé quatre (4) entreprises ou Administrations d’Etat qui se partageaient le secteur portuaire. Il s’agit de : L’Office Maritime, L’ENTRAT (Entreprise de Transport Routier, d’Acconage et de Transit), La S.N.G (Société Navale Guinéenne) et L’Administration Générale du Port, pour la coordination de l’administration.

En 2010 par exemple, le trafic annuel global du PAC était estimé à sept millions de tonnes par an (7.000.000t/an) et est passé à près de dix millions en 2013. Et progressivement le port de la capitale guinéenne ambitionne de concurrencer sous toutes les formes les grands ports de la sous – région ouest africaine, notamment le port d’Abidjan qui avoisine vingt millions de tonnes par an (20.000.000t/an).

Ces dernières années, l’essentiel des recettes budgétaires de l’Etat guinéen passe par le port de Conakry. Selon la Direction générale dudit port, près de quatre vingt pour cent (80%) de celles – ci sont collectées partir du cordon portuaire.

En tout état de cause, le visiteur qui, ayant quitté les lieux ces dernières années, rentre aujourd’hui au port de Conakry est plus que séduit par rapport au changement apporté. Tout semble parfait et répondant aux normes. De nouvelles infrastructures et une organisation sur mesure facilitent le travail des uns et des autres.

L’extension du terminal à conteneurs, le repofilage des voies d’accès aux quais et leur extension, ont ainsi accru les capacités du port de Conakry, permettant de facto différents navires, quelqu’en soient leurs tailles, d’y accoster sans aucun problème.

Occasionnant de surcroit l’arrivée des navires gros porteurs qui pointent régulièrement leur nez sur la Guinée. Les tracasseries qui jalonnaient tout le parcours dans les opérations portuaires ne sont plus qu’un simple souvenir pour les acteurs impliqués et / ou concernés. Des mesures de sécurité de normes standards favorisent la satisfaction du client qui s’en réjoui.

La Direction générale du port, sous la houlette de son directeur Mamadouba Sankhon, en fait de la modernisation du port et de sa rentabilité la priorité principale.

Les agents sont constamment en formation continue et les cadres se qualifient davantage afin de répondre aux exigences du temps.

Pour Mamadouba Sankhon, il faut « saluer les reformes engagées par le Pr Alpha Condé. D’après lui, la vision du Chef de l’Etat guinéen de doter son pays d’un port moderne et qui s’inscrit en droite ligne dans le concert des normes internationales de sécurité justifie à suffisance son désir de développer la Guinée ».

A propos, le premier responsable du port saluera l’implication personnelle du Président de la République qui est entrain de faire du port de Conakry un grand port doté d’équipements de dernière génération. De même il témoigne sa satisfaction générale en ces termes « Nous sommes fiers de ces infrastructures et équipements qui hissent désormais le port de Conakry au rang des ports performants ».

En effets, les deux (2) nouveaux portiques mis en service officiellement en fin février dernier par le Pr Alpha Condé permettent, aux dire du Directeur général de Bolloré Africa logistics en Guinée, Jean-Michel Maheut, au port autonome de Conakry – PAC – d’améliorer sa compétitivité en augmentant les cadences de déchargement  pour atteindre 25 mouvements par heure et par portique. L’arrivée de ces portiques permet au port de Conakry d’afficher un niveau de performance comparable aux grands ports régionaux tels qu’Abidjan, Dakar, etc dit – on.

Même si par ailleurs la crise due au virus Ebola a mis un ralenti les activités à tous les niveaux ou presque, pour le Directeur général du PAC, « l’espoir est permis. Car cela permettra de mieux sauter… ».

Ibrahima Diallo

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