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Pénurie d’eau à Conakry : Le passage du Ministre de l’hydraulique à la SEG, serait l’accusé parfait 

Taliby_Sylla_01_32c1810c8bContrairement au courant électrique dont la déserte connaît une amélioration significative à Conakry,  l’eau reste toujours cette denrée rare, difficile d’accès pour la grande majorité des populations de la capitale.
Si  de façon générale, le manque de gros investissements par l’Etat dans le domaine pourrait, d’après des observateurs, en être une raison, la mauvaise politique d’orientation du patron du département est aussi non moins négligeable.

Pour le cas précis d’ennuis que connaissent certains quartiers de la capitale, il s’agit d’une conduite d’eau longue de 3,5 km qui se trouve dans une situation de défectuosité.  Une conduite  qui est le complément du 2ème projet entièrement financé par le Japon sous forme de don non remboursable.

D’après nos informations,  le matériau  (PRV)  de 110mm de diamètre, est inadapté au réseau  et ne supporte pas la pression qui est très forte. Ce qui entraîne des ruptures du tuyaux avec pour corollaire,  des inondations à ces endroits et la privation pendant ce temps des familles concernées.

Interpellé sur le sujet, le Ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, Cheick  Taliby Sylla, s’est défendu. « La conduite d’eau n’a pas été achetée par la société des eaux de Guinée. Ceux qui sont des cadres là-bas le savent. C’est un don non remboursable du gouvernement japonais au gouvernement guinéen », a-t-il déclaré.

Des arguments obsolètes, selon des personnes bien introduites, qui accusent le ministre Taliby, à l’époque, directeur de la SEG, d’avoir conseillé  la partie japonaise du choix de ce matériau à problème.
Pour qu’elle raison ? On ne saurait le dire sauf par syllogisme au regard du comportement de la plus part des cadres du pays, obnubilés par le gain facile.
Le projet  signé le 24 juillet 2014 , à hauteur de 6 millions de dollars, devrait  permettre la réhabilitation totale de la conduite principale d’eau qui approvisionne Conakry avec des matériaux d’une garantie de 50 ans.
Pire, plus de deux ans seulement après ces travaux,  le pays coure encore vers un autre financement pour le même projet, a-t-on appris.

Dossier à suivre !!!!

ML Cissé

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