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Plume à Aboubacar Diallo du 05 Avril 2016  

plumeQuand le ver du copinage s’introduit dans le fruit au moment même où celui-ci pousse, on ne peut espérer outre que de la pourriture et les odeurs nauséeuses qui s’en dégagent. Ainsi va la Guinée des institutions et de certaines instances.

 

 

C’est la saison de la fronde en Guinée. Oui, la fronde, c’est la mode, c’est ce qui est tendance depuis de longs mois au pays de président bien-aimé, mais qui est celui-là même qui a été l’objet, il l’est toujours d’ailleurs, de la première grande fronde venue de ceux-là qui, ont payé du sang de leurs parents, qui ont payé de leur énergie, de leur génie, de leurs moyens, bravant tout au passage, s’exposant à tout, pour qu’il soit porté au pavois de la nation guinéenne. Cette fronde, est, il faut s’en convaincre, bien profonde, contrairement à ce qu’on lui fait accroire. Oui, les laudateurs, ont ce génie satanique de peindre tout en rose des situations parfois chaotiques à l’effet de les enjoliver pour le Moukoundji, tel qu’il aime les voir, tel qu’il aime en entendre parler. Que cela soit dit pour clair, au-delà du verbe, au-delà du tintamarre, au-delà d’actions de protestations débridées menées ici et là venant de l’aile jeune de son parti, au-delà de ceux qui se présentent comme les frondeurs, au-delà de tout, le cœur n’y est plus. Oui, une banalité de fronde au début, finalement une fronde des cœurs de militants jusqu’ici invétérés, un désamour réel, un désamour profond, un désamour intégral. Malheureusement, tout est tout total chez les gens de la savane où se comptaient ses soutiens les plus inconditionnels. Oui, puisque chez lui, ce qui est de règle c’est Adieu le Saint, les vendanges faites, les gens de la savane, ont entendu et compris le message. Que cela soit dit à qui veut l’entendre. Si vous saviez seulement ce qu’ils disent de vous aujourd’hui, vous pour qui ils étaient prêts au sacrifice suprême hier ? Mais ne nous y attardons point, passons ! Ce qui est vrai aujourd’hui, c’est que par le fait d’un seul homme, qui n’est autre que lui, autrefois président bien-aimé, en pleines vapes il faut le reconnaitre en ce début de seconde et dernière mandature, toutes nos institutions ou presque et des instances pas des moindres, sont traversées par le même courant d’air, celui de la grande fronde, venue du RPG-Arc-en-ciel, qui s’exporte bien ailleurs. A l’origine, le même défaut congénital, celui du copinage. Oui, à y regarder de près, le ver s’est introduit dans le fruit au moment même où celui-ci poussait. Résultat, ce grand vent de fronde, cette bourrasque qui souffle de leurs intérieurs, qui met à nu leur fragilité, leur friabilité, consécutives justement aux conditions à la limite malsaines de leur enfantement. La HAC pour commencer, je ne parlerai point de l’INIDH, accouchée déformée, oui, la HAC, au stade où on est rendu dans la querelle de clocher que ses commissaires livrent à dame Martine Condé, la présidente, on a honte en tant que professionnel des médias, d’assister médusés, tétanisés, à ce spectacle ragoûtant et saugrenu. Martine à qui ils font la guerre, qui était présidente du défunt CNC, cinq saisons durant, qui l’y a envoyée ? Comment c’est elle qui a été comme reconduite ? La faute à qui ? A l’autorité de désignation et à vous commissaires. Et vous d’ailleurs? N’avez-vous pas été tous ou presque désignés, par coptage ? Que Pierre ne jette pas sa pierre dans le jardin de Paul, c’est du même au pareil. Oui, il y a une certitude, dans cette HAC, il y a défaut de qualité, défaut de profil, défaut de compétence, et même d’intégrité. A la Cour Constitutionnelle, un vent de fronde, loin d’être un Mistral encore, couve, son président Sall, soupçonné de mauvaise gestion, tente de prendre de court les autres membres. A la FEGUIFOOT, Super V, le loup solitaire, a Martel à se mettre en tête, il est sur un siège éjectable. Il y a peu de chances qu’il résiste longtemps à la fronde de onze membres sur quinze, que compte le bureau exécutif. L’autre cas le plus honteux de tout, c’est celui de l’ARMP, en principe l’institution qui assure la police des autres institutions intervenant dans toute procédure de passation de la commande publique. Il n’y a point de fierté à parler de cette institution, aujourd’hui totalement décriée, qui s’est couverte de honte, par les agissements de certains de ses responsables. Je n’en dis pas plus ! Pauvres de nous ! Ainsi va la Guinée de nos institutions et instances, c’est dégueu… !  

 

 

 

    

 

 

 

 

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