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Plume à Aboubacar Diallo du 18 Avril 2016  

plumeUn football agonisant, désormais destiné au crucifix. Sous l’autel de leurs impérities, de leurs tartufferies et de leurs combines mesquines. A l’origine de l’ébullition au sein de l’instance dirigeante, une guerre d’égos surdimensionnés, alimentée et enflammée au gré de liaisons incestueuses, qui finissent par desservir.

 

 

Ça sent la caque à la fédé ! Tant va la cruche à l’eau qu’elle finira par se briser. Oui, à la fédération guinéenne de football, on a démasqué ses batteries, ressorti et limé les haches de guerre, qu’on croyait enterrées, tous prêts pour l’ultime combat d’épée à issue incertaine. Bien malin qui en prédira le scénario ou les scénarii possibles. Tout de même, au stade où on en est rendu, au point culminant, que dis-je à un point de non retour, dans la guerre d’usure à qui perd gagne, à laquelle se livrent les membres de l’instance, forcément, irrémédiablement, le temps est venu de rabattre toutes les cartes, le temps est venu de soumettre la grande malade à une cure de désintoxication, de dépollution, pour la survie même du football guinéen. La configuration, où on en est rendu à date, avec ce branle-bas, cette stupidité de chienlit, à laquelle nous assistons, médusés, ulcérés, mais impuissants, avait été prédite, non pas par des oracles, ça tombait sous les sens, que ça faisait trop de proximités malsaines, trop de liaisons incestueuses dangereuses, donnant lieu à un patchwork-cocktail Molotov, qui devait exploser un jour ou l’autre. Mais que s’est-il passé en si peu de temps, pour qu’on en arrive à ces chicaneries, qui sont allées crescendo, que personne n’a su contenir et étouffer dans l’œuf, au point d’échapper de nos jours, à tous ? A l’alpha, une guerre d’égos entre Salif, le grand taiseux doublé de grand solitaire, à la froideur glaciale et Amadou, le tonitruant, à l’impétuosité volcanique. Deux hommes, deux traits de caractère, antinomiques. Qui ne pouvaient que se repousser. Oui, en réalité, ça dû échapper à tous ou presque, il fallait s’y attendre, la venue d’Amadou, au-delà de tout ce qu’on peut dévisser, au sein de l’instance dirigeante du football guinéen, devait, inéluctablement, infailliblement conduire à accélérer la pression métabolique d’un besoin trop pressant de renouveau de cette instance, pour la sortir de sa torpeur, de sa léthargie, mais aussi et surtout pour ramener la sérénité en son sein, en tournant la page de vieux conflits internes entre les premiers dirigeants dont certains, avaient finis par être ostracisés, pariarisés et bannis. On se souvient de Djibril Diarra et du Colonel Youssouf Traoré, cloués au pilori, des années, avant d’être chassés de la fédé, au terme du congrès d’Août 2015. Peut-être qu’eux, n’étaient pas des insoumis, mais Amadou oui. Pour ceux qui le connaissent, il n’est point du genre à avaler toutes les couvres et boire de l’eau fraîche, mais plutôt du métal à tenir tête, à exiger des comptes, à ne pas se laisser manger la laine de sa peau. Justement, c’est là l’origine de cette crise, finalement aux implications tentaculaires, à odeur corrosive de fafiots. Comme il fallait s’y attendre, Amadou, l’iconoclaste casse-cou, ne pouvant se farcir ce que Djibril Diarra et consorts, auraient enduré de leur chef, devait forcément en découdre avec celui-ci. Outre lui, on se rend bien compte qu’il insupportait à bien d’autres membres du comité exécutif, et au-delà, à bien d’autres acteurs, à en juger par les rangs réfractaires, qui n’ont eu de cesse de s’étoffer,  d’assister réduits en spectateurs amorphes, à une gestion qualifiée de solitaire et d’opaque du football guinéen par un seul homme. Autrement, il aurait été difficile de comprendre comment tout ce monde, se braquerait contre un seul homme, qui plus est, celui qu’eux tous, plébiscitaient il y a seulement sept mois. Comment Super V, a-t-il réussi le vilain exploit de laisser s’écrouler aussi vite, tel un château de cartes, tout le capital de sympathie et de confiance, sur le socle duquel il a été réélu, sans coup férir ? Comment est-ce possible ? Autrement, s’il était que Super n’était point le problème, on pourrait ainsi, sans l’ombre d’un doute, en déduire, une grande conspiration inspirée et instrumentalisée par des mains invisibles, contre lui. Pour quelles fins ? L’assemblée générale de juin prochain, nous édifiera. En attendant, c’est la paralysie, et on continue de se regarder en chien de faïence. Vivement, un comité transitoire de gestion, en attendant godo. Au comité olympique de prendre ses responsabilités.

 

 

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