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Plume à Aboubacar Diallo du 19 Avril 2016  

plumeIl avait prédit et juré sur le palpitant qu’il les réduirait à néant. Est-il sur la voie de réussir son pari ? Une question qui vaut tout son pesant d’or. A en juger par les tuiles subies par ceux-ci, ces derniers temps. Pour eux, a sonné le temps d’une nécessité de changer de fusil d’épaule, c’est un impératif de survie !

 

  

Avec une patience de fourmi, une ruse de sioux, une âme insensible d’animal politique, il fonce et continue de foncer, tête baissée, tel un grand loup solitaire, dans la bergerie, déterminé à marcher sur elle et avaler tout son contenu, sans y laisser vivant le moindre agneau.  Irrémédiablement, impitoyablement, par un travail de sape continu et dont les effets se ressentent aujourd’hui durement sur eux, il les affaiblit peu à peu en mitraillant dans leurs rangs, usant avec une intelligence à la limite démoniaque, des recettes du ‘’ Prince’’ d’un certain Machiavel. Oui, Alpha Condé, savait qu’en face de lui, il y avait une opposition des plus frondeuses, des plus teigneuses, des plus hargneuses, jusqu’auboutiste devant l’Eternel, qui avait juré de lui mener la vie dure jusqu’au bout. Comment s’y prendre ? Comment y faire face ? L’équation était simple : l’affronter ou périr. Ainsi, il choisit d’affronter son opposition, il choisit de l’anéantir pour pouvoir avoir la paix. Oui, le Maître-sorcier, avait promis le déluge à ses apprentis devenus trop récalcitrants, à la limite iconoclastes, qui n’ont eu de cesse, de l’incommoder, de l’asticoter, de perturber son sommeil, en bravant au passage tous ses interdits. Ceux-ci, arguaient et c’est la même ritournelle jusqu’à date, que Maître-sorcier, n’était et n’est pas homme de dialogue, pire, ne respecte jamais les engagements qu’il prend, qu’il marche sur la loi, qu’il n’en fait qu’à sa tête, qu’il est, qu’il est, qu’il est tout sauf homme qui entend autre chose, si ce n’est le langage de la confrontation, le langage de la rue. C’est pourquoi, ils ne lui firent aucun quartier, tout le long de son premier mandat, qu’ils ont gâché en partie à coup de manifs, de journées villes mortes, avec le bilan que l’on sait, catastrophique, que l’on sait destructeur, dévastateur, à la fois pour le pays tout entier et pour ses citoyens dont nombreux, ont vu, réduites en cendres, de longues années de labeur, sans parler de la comptabilité macabre qui en a résulté, une soixantaine d’âmes innocentes ensevelies, sacrifiées. S’il est vrai que le terrible cycle de violences, qui ponctua ces années de braise, a eu le don, d’embêter le grand maître-sorcier, parce que sous son magistère, son pays ne renvoyait au reste du monde que des images d’intifada, de chassées-croisées, de courses poursuites, de combats corps à corps entre manifestants et forces de sécurité, de scènes de guérilla urbaine, des scènes d’effusion de sang, de morts par balles, et de rejets continus de responsabilités, oui si cela est établi, il est à dire qu’à user abusivement de cette arme, ses opposants, ont fini, par provoquer un sentiment de dégoût, de ras-le bol, chez la plupart de leurs concitoyens, qui estiment finalement qu’ils ont trop subi et payé pour eux, en accompagnant leur lutte, que la limite du raisonnable, a été franchie. Même à leur interne, il y en a qui ont fini par en avoir marre de se voir recourir sans cesse, sans issue aucune à leur démarche, à la même et unique stratégie. L’UFR, puis le PEDN, sont à loger à cette enseigne. Ces partis, intelligemment, subtilement, ont pris leur distance. Il n’en reste plus que l’UFDG et des partis satellitaires vassaux, qui demeurent sourds à toute nécessité de revoir cette stratégie dont mêmes les militants les plus invétérés sont lassés, et n’en veulent plus. L’échec des deux derniers appels à observer des journées villes mortes, lancés à leur endroit, sont  révélateurs du dédain que ceux-ci, ont désormais pour cette stratégie trop coûteuse pour tous, trop destructrice pour y demeurer toute une éternité. Et savoir que le tour est venu pour les femmes d’être mises à contribution, de battre le pavé, c’est affligeant, c’est triste.   Finalement, telle une vieille neurasthénique à la santé déclinante, l’opposition guinéenne, malheureusement, c’est le constat, sent ses forces l’abandonner chaque jour un peu plus, du fait de son aveuglement, de son entêtement qui risquent de l’emporter.

 

 

 

 

 

 

 

 

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