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L’étonnante suspicion de détournement à la Cour constitutionnelle: En attendant la fin des audits, l’ambiance est délétère entre les conseillers et le Président

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Le mufle bruit d’un présumé détournement qui impliquerait le Président de la Cour constitutionnelle, Kelefa Sall, connu pour son intégrité à cause de trois de ses actes majeurs qui ont  marqué à jamais la conscience collective des Guinéens, est perçu comme un véritable cataclysme au sein de l’opinion.

Primo : Il a affronté la junte militaire en 2008, étant à l’époque Président des magistrats. Il a fait  savoir et comprendre aux militaires, que les tribunaux sont les seuls endroits pour juger les litiges.
Secondo: Avec le même statut en 2013 ,  il aurait  exigé du Président  Alpha Condé, la signature du statut particulier des magistrats avant les législatives. Une action dont s’arrose aujourd’hui  le Ministre de la justice, le mérite de l’avoir concrétisé.
Tertio : Etant Président de la Cour constitutionnelle,  il a été pour le moins le plus audacieux avec un discours qui résiste à toutes les époques.  Il a clairement dit au  Président, que ce dernier entamait son dernier mandat  et qu’il lui demande de se réserver des «sirènes révisionnistes».
Il était donc difficile d’imaginer la réalité d’une telle scène abjecte totalement dégradante de l’image de la plus grande institution du pays et de son Président, jadis couvert de tous les honneurs.
D’après nos investigations, les bruits d’un prétendu détournement courraient depuis très longtemps. Mais la nouvelle ne s’est ébruitée que lorsque  le Président et ses conseillers se seraient distribués des centaines de millions de francs guinéens au grand dam du personnel de l’administration de la Cour. On était au lendemain de l’élection présidentielle.  Peu après,  les conseillers s’apercevront qu’ils n’ont reçus que des miettes et que leur Président fait mains basses sur le pactole.
C’est ainsi qu’ils exigeront des audits de la gestion jugée unilatérale et opaque de leur président.
A quelques jours de la fin de ces audits, le climat est loin des plus conviviales qui y prévalaient à l’installation de la Cour.
«Tellement que l’atmosphère est pourrie,  le Président se fait remplacer par son vice-président qui préside les réunions depuis l’éclatement de cette affaire», nous a affirmé une source bien introduite au sein de l’institution.

D’autres  confient à notre rédaction,  que  pour ses rares apparitions,  à l’occasion des cérémonies de réjouissance qui sont organisées par exemple,  le Président de l’institution se présente très abattu, avec le visage grisonnant .
Vivement la publication du rapport des audits !!!
Sadikou

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