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Plume à Aboubacar Diallo du 26 Avril 2016  

plumeDonc, jusqu’au trognon, il restera de marbre, l’ombre de lui-même ? Pas la moindre flexion dans son mode de gouvernance qui bave et pique du nez. Un constat, désormais des plus partagés au sein de ses concitoyens, qui n’y croient plus, pour la plupart. Mais, sans s’en soucier outre mesure, un tantinet, il poursuit son chemin oblique et continue d’en faire à sa tête.

 

 

Le second, la copie conforme du premier. Pas l’ombre d’un doute. Au pays d’Alpha Condé, les saisons, les années, que dis-je, les mandats se suivent et se ressemblent. C’est le même train-train quotidien, la même mécanique grippée, le même bal de pompiers, oui, les mêmes qui dansent depuis que celui-ci, a commencé. Ici, puisqu’on est bien réfractaire au changement, les vieilles et vilaines habitudes, parce qu’elles ont la peau dure, ont encore un bel avenir devant elles. Oui, parce que, c’est président-fondateur, qui veut que rien ne change, qui veut que tout reste en l’état tel que cela a toujours existé au pays des damnés de la terre, c’est lui qui veut que le même système de gouvernance tour de Babel où c’est chacun pour soi, rien pour le pays, qui a longtemps agenouillé le pays, se perpétue. Oui, au pays d’Alpha Condé, qu’on brode comme le patient guinéen, mon œil, on se complait bien dans notre grande misère, avec à la clé nos chicaneries politiques à n’en point finir, nos combines mesquines, nos coups bas, nos politiques publiques toujours mal pensées, et in fine une gestion toujours chaotique de la respublica, la chose publique. Même celui qui a été annoncé comme l’homme providence, celui par qui le miracle devait se produire, s’est révélé bien en phase avec nos réalités bien guinéennes. Il a été tellement pris dans l’engrenage, qu’il s’y complait désormais, Otage d’arbitrages politico-ethnico-régionaux, au grand dam de la compétence, qui devait prévaloir comme seul étalon de mesure des choix des hommes, président-fondateur, autrefois, bien aimé, semble bien enferré jusqu’à la garde, plus que personne parmi ses prédécesseurs. C’est toujours le culte du président-omnipotent et omniprésent. C’est lui seul qui tient tout le gouvernail du système, c’est lui seul qui est partout, qui voyage, qui agit et parle au nom de la Guinée, son premier ministre et ses ministres faire-valoir, ne servant que pour le décor ; C’est encore lui seul qui décide de tout, le seul à proposer et à nommer à tous les emplois civils et militaires, aucune autre autorité, fut-elle ministre, n’étant fondée de pouvoir de le faire, il est aussi le seul à garder qui il veut au poste où il veut, même si la personne se rend coupable de tous les crimes du monde, s’en moquant même éperdument du qu’en dira-t-on et même du tollé, et de l’indignation de tous. Le cas de l’iconoclaste de bandit à col blanc Bocar Sidibé, qui a mis en coupes réglées et dévalisé la SOTRAGUI, avant de prendre son vol tout pépère pour une destination connue d’eux tous, laissant derrière lui un trou béant de sept milliards de nos francs, se passe de tout commentaire. C’est encore lui seul qui tient les cordons de la bourse, il décide de payer qui il veut quand il veut, il ouvre les vannes à qui il veut, punit qui il veut. C’est le cas des entreprises du deuxième lot de Kankan, auxquelles il a décidé de faire boire le calice jusqu’à la lie. Preuve si besoin en était qu’il est le seul à décider de tout, comme dans un Etat colbertiste, il faut attendre son retour du pays de l’Oncle Sam, pour que le quitus soit donné pour payer enfin ces entreprises, sans qu’on ne dise qui doit supporter la montagne d’agios, avec laquelle elles se retrouvent au bout du rouleau. C’est lui seul Alpha Condé, qui a le nez partout, qui juxtapose les rôles et plombe ainsi sa propre gouvernance, oui, si lui-même en veut ainsi, qui peut vouloir du contraire ? Quoi qu’il arrive, c’est lui-même qui gâche son mandat et le claque dans des conflits de compétences, crées et entretenus par lui-même. On ne peut être plus royaliste que le roi. Depuis cinq, six ans, dans le secteur de la pêche par exemple, c’est le même et unique ministre conseiller à la présidence, le dinosaure de Fofana, qui sape les efforts de tous les ministres qui se sont succédé à la tête de ce département. Alors que la Guinée, est à un cheveu de sortir de la honteuse blacklist des pays tiers non coopérants de l’UE, en matière de pêche illicite, non déclarée et non réglementée, celui-ci, continue de nager en eaux troubles et ramer à contre-courant. Ainsi va la gouvernance d’Alpha Condé, il en sera ainsi jusqu’au bout. Rien à faire !

 

 

 

 

 

    

 

 

 

 

Commentaires

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1 Commentaire

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  1. Ayouba dore

    7 mai 2016 at 10 h 13 min

    Aboubacar un peu de cardeaux aux FAMMA.

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