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Plume à Aboubacar Diallo du 09 Mai 2016  

plumeUne potion des plus ragoûtantes, administrée à un corps malade, qui au lieu d’aider à soigner celui-ci, pourrait provoquer bien d’effets contraires. Fallait-il s’y attendre ? Peut-être oui ! Dans ce sens que le soignant lui-même, n’était pas saint de corps et d’esprit, étant lui-même, la tête dans les vagues.

 

 

Un arrêt en forme de cautère sur une jambe de bois. Donc, qui ne vaut pas tripette. Donc, de la Roupie de Sansonnet ! Oui, puisque le ridicule ne tue guère en Guinée, sous les tropiques, au pays d’Alpha Condé, au pays de toutes les absurdités, de tous les paradoxes, vogue la galère, on peut bien s’y résoudre, sans se soucier, un tant soit peu, du qu’en dira-t-on. Ainsi fonctionne la Guinée de mes ancêtres, très malheureusement. Où tout est sens dessus sens dessous, tel dans un tour de Babel. C’est pourquoi, point de surprise que l’institution judiciaire la plus haute du pays, la Cour Constitutionnelle, soit à l’image de celui-ci. La Cour Constitutionnelle, parlons-en, à l’aune de cet arrêt de la discorde, qu’elle vient de rendre, dans la crise qui mine la HAC, la Haute Autorité de la Communication. La Basse-cour à Kèlèfa Sall, par cet arrêt infamant qui à coup sûr créera plus de problèmes qu’il n’en résoudra, se délite dans le soap public et se démonétise un peu plus, elle qui depuis un certain temps, défraie la chronique, sous un mauvais jour. Son président Sall, cité dans une salle magouille comme son nom Sall. Ce qui a eu le don de soulever un tourbillon de l’intérieur même de la Basse-cour. C’est à elle qu’il a été demandé de trancher, en dernier ressort, dans le vif de l’épreuve de force qui est engagée depuis près de quatre mois entre Dame Martine Condé, et neuf commissaires, soufflant dans la même trompette. Oui, c’est à elle qu’il a demandé de trancher dans ce casus belli, mais uniquement à l’aune de la loi et des textes réglementaires, donc de la constitution et du règlement intérieur qui régit le régulateur des médias en Guinée. Bon sang de Dieu, quel démon s’est-il emparé de Sall et de tous les autres, pour qu’ils fassent quasiment abstraction de ces instruments judiciaires, étalons de mesure, pour accoucher d’un arrêt sans référencements ? Peut-être le démon de la fronde, si tentait que c’est le vice-président Alia Diaby et Ternan Sanoh, qui ont eu à statuer sur le différend, eux qui sont entrés par effraction à la Cour, eux qui mènent la fronde contre le sieur Sall. Si un Molosse peut se séparer de sa façon éhontée de s’assoir, un putschiste-frondeur peut lâcher un autre. Donc, puisque ce sont eux les deux qui sont à l’origine de ce fameux arrêt, signé de Sall, il est aisé de croire qu’à partir de là le travail a été biaisé, à partir de là, le ver s’est introduit dans le fruit. Et puisque nulle part au monde, on n’a vu un frondeur-putschiste lâcher un autre, c’est pourquoi Joachin Baba Millimouno, n’a été nullement inquiété, alors même que son cas, pour faux et usage de faux, est pendant devant les tribunaux, au même moment, on n’a failli assister à un véritable coup de force, une sorte d’impeachment, n’eût été l’intervention du président Alpha Condé lui-même. Parce qu’au prime abord, et ça, ça a été moins amplifié, vous aviez décidé d’acter la récusation de Dame Martine Condé. On s’imagine quelle élasticité, quelle dilatation de la loi, comme cela transparait le long de votre arrêt, vous auriez opérez, par quel tour de passe-passe magique, vous serez passé pour acter un tel coup de force. Aussi étonnant, l’injonction que vous faites, d’instituer désormais au sein de la HAC, un comité de gestion et de contrôle, pour dit-on un souci de transparence dans la gestion du budget de celle-ci. En prenant une décision aussi grave, êtes-vous demandé un tant soit peu si l’existence d’un tel comité était-elle prévue dans le règlement intérieur de ladite institution. Non ! Je crois que Non ! Vous savez bien ce que le règlement intérieur de la HAC, prévoit en la matière. Je peux vous assurer que c’est cette décision grave que vous venez de prendre qui envenimera plus la crise au sein de cette institution ; Les jours à venir, nous en édifieront. Par ailleurs, vous décidez de chasser un commissaire pour cumul de fonctions, qu’en sera-t-il d’autres qui sont à loger à la même enseigne. Enfin, je demande à ceux qui avaient proclamé que la page Martine, avait été tournée, comment vont-ils la rouvrir et la réécrire ? A bon entendeur, Salut !   

         

  

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