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Plume à Aboubacar Diallo du 17 Mai 2016  

plumeA l’arrivée, un étonnant réveil à la renverse ! Après s’être endormi du sommeil du juste, sur des lauriers qu’elles avaient annoncés tombant du ciel le 19 de ce mois. Quelle ne fut leur hébétude, de savoir qu’elles n’ont plus que leurs yeux pour pleurer leur niaiserie. Dindons de la farce qu’elles sont, on les a payés en monnaie de singe !

 

 

La douche écossaise ! Pour des poules finalement mouillées jusqu’aux tripes. Qui se réveillent toutes flagada, groggy, les pattes en flanelle, la tête dans les nuages, les yeux exorbités, le regard dans le vague, tels des prisonniers de la caverne de Platon, brusquement confrontés à l’incandescence de la lumière. Vous vous imaginez combien elles sont sonnées comme venant de se faire prendre un gros coup de Trafalgar sur la nuque. Oui, c’est le cas de le dire, les voici Camarades de la CNTG et de l’USTG, puisque c’est d’eux qu’il s’agit, bigrement à la renverse, et comme atomisés par un vilain retour de la manivelle. Ils croyaient s’en être tirés malicieusement les braies nettes, les voici rattrapés par leurs propres tartufferies, dos au mur, dans de petits souliers. En vendeurs de sable de nuit, après avoir drainé avec eux, une semaine entière durant, le peuple, qui après coup, s’est rendu compte qu’il s’était embarqué à l’aveuglette, à défendre une cause qui n’a servi qu’à eux, ils avaient proclamés à la face du monde, avoir arraché au gouvernement l’engagement ferme et express de faire baisser le prix des produits pétroliers, 90 jours après la signature de leur entente commune. Un gros mensonge cousu de fil blanc. C’est bien Mamady Youla qui a raison, lorsqu’il affirme sur un ton péremptoire, sans porter de gangs, que là-dessus, son gouvernement n’avait pris aucun engagement clair et précis. Oui, oui, c’est dur à avaler, c’est pourtant cela qui est vrai. S’il y a une partie qui s’en trouve comme cocufiée, entubée, ce n’est ni vous ni gouvernement, plutôt la peuplade, la plèbe, la Sainte Canaille. Pourtant, c’est en toute confiance en vous, croyant en la cause que vous sembliez défendre, du moins, de façade, qu’elle s’était fait violence, qu’elle s’était payée cinq jours de privations, cloîtrée dans les pénates, pour donner de l’amplitude à votre mot d’ordre qui a eu un tel écho comme rarement. Preuve si besoin en est que cette peuplade était en fusion avec vous, nombreux parmi elle, n’avait pas voulu que la grève déclenchée à l’époque, sous votre instigation et qui avait fini par placé tout un régime sur une pente raide, se termina de cette façon, sans que ce pour lequel elle avait été principalement engagée, ne soit obtenu, c’est-à-dire, une baisse du prix du carburant. Hélas ! Rien n’en fut ! Mais, au bout, ce dont tout le monde s’était contenté, en faisant bon cœur à mauvaise fortune, c’était cette espérance, cet espoir à l’horizon des 90 jours, comme vous l’avez proclamé et chantonné urbi et urbi, que nous payerions le carburant un peu moins cher. Ce fut dur à prendre sur soi un combat au goût d’inachevé, après tant de sacrifices et de se voir obliger de ronger ses freins pour trois mois, mais le peuple s’y était résolu tout de même, croyant en vous, croyant en cet accord, qui plus est, parrainé par la représentation nationale, mais qui n’en était pas un. Vous vous êtes fait avoir au piège de votre niaiserie, vous êtes tombé dans le panneau de leur roublardise, ils vous avaient demandé un moratoire, le temps de conclure avec le Fonds et la Banque, et arracher 25 petits millions d’euros de facilité élargie de crédit, vous voici, comme le bec dans l’eau, Adieu le Saint, les vendanges faites ! Il ne vous reste plus qu’à plier les gaules, et à laisser la lutte syndicale à d’autres, parce que finalement, totalement décrédibilisés aux yeux de tous. Le peuple, en a marre de vous, il ne vous croit plus et ne vous croira plus. Même vos bases respectives, en sont réduites à en perdre leur latin ! De savoir que vous avez menti à tous, y compris elles. La vérité est que le prix du carburant, ne baissera pas, ne baissera pas en ce moment. Le gouvernement Youla, sait qu’il ne peut se permettre, avec une économie sous perfusion, sous peine de tout dérégler et de se faire Harakiri…Vous n’avez que vos yeux pour verser des larmes de Crocodile !

 

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