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Affaire Sable Mining : Le chef du parti au pouvoir au Libéria, arrêté

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Le chef du parti au pouvoir au Liberia et ancien avocat de la compagnie minière Sable Mining, Varney Sherman, aurait été arrêté mercredi sur une affaire de corruption présumée révélée par l’ONG Global Witness.
Il a été arrêté tôt ce mercredi matin à son domicile parce qu’il a refusait de coopérer avec la commission spéciale formée par la présidente Ellen Johnson Sirleaf pour enquêter sur cette affaire.
Lundi les bureaux de M. Sherman, ont pu être perquisitionnés par des enquêteurs spécialisés qui n’ont cependant pas pu accéder à son domicile, de jeunes militants du parti au pouvoir, en interdisant l’accès, selon le chef de la commission présidentielle, Jonathan Koffa, qui avait menacé de recourir à la force.
Le Liberia et la Guinée ont ouvert des enquêtes après que l’ONG britannique Global Witness  a mis en cause des membres ou proches du pouvoir de ces pays voisins pour corruption autour de contrats miniers, selon Monrovia et Conakry.
Dans un rapport de 44 pages publié le 11 mai et intitulé «The Deceivers» (Les imposteurs), Global Witness détaille des opérations menées par des responsables de la compagnie minière britannique Sable Mining pour obtenir ou sécuriser des permis au Liberia et en Guinée.
D’après l’ONG, la compagnie britannique aurait versé entre 2010 et 2012 près de 960.000 dollars à des hauts responsables du Libéria voisin. Parmi les bénéficiaires présumés de ce pot-de-vin, l’actuel président du Parti de l’Unité (UP, au pouvoir) Varney Sherman, l’ancien président de l’Assemblée nationale, Alex Tyler, et l’ex-ministre des Finances, Morris Saytumah.
Il y aurait aussi un beau-fils de la présidente Ellen Johnson Sirleaf, Fombah Sirleaf, chef des services de renseignement du pays qui aurait empoché des milliers de dollars sous forme des frais notamment de voyages et de téléphone.
A la suite de ces révélations de Global Witness, le Parlement libérien a décidé le 20 mai, à l’unanimité, la création d’une commission spéciale indépendante d’enquête sur ce dossier. Elle sera composée de six membres, «qui ne sont ni au gouvernement, ni au Parlement», a dit M. Redd, estimant les accusations de l’ONG «trop graves pour laisser la moindre place au compromis».

Avec Notre Afrique

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