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SMD : Le reclassement catégoriel de certains employés, en violation de la loi et des accords, passe très mal

logoSMDLe syndicat des travailleurs de la SMD Léro (Société Minière de Dinguiraye), serre les dents et fulmine de rage sur le cœur.

Le reclassement catégoriel auquel la Direction procède depuis quelques semaines, sans qu’il ne soit associé outre mesure, et qui a déjà occasionné la rétrogradation d’une centaine d’employés, suscite de l’indignation dans les rangs des travailleurs locaux.

Le bureau syndical, choqué, tire la sonnette d’alarme et invite l’inspection générale du travail à ne pas laisser la situation pourrir.

Est-il besoin de rappeler que ce processus de reclassement fait suite à une demande du syndicat de corriger une injustice, pour faire avancer des employés sur la base du cadran catégoriel (qui est le document révérenciel en la matière), que la direction générale de la compagnie minière, a procédé à un réajustement général des catégories socioprofessionnelles de l’ensemble des employés.

Dès le début des travaux, le syndicat a sollicité sa participation à ces travaux pour avis et suggestions ; ce que la direction a refusé, arguant que ce travail relève plutôt des prérogatives exclusives des ressources humaines.

Tout en affirmant que les résultats seront présentés au syndicat avant de les rendre publics, la direction s’était engagée à faire en sorte qu’aucun employé ne soit rétrogradé par effet dudit réajustement.

Apres les protestations du syndicat suite aux résultats concernant le département Mines, au mois de janvier 2016 où certains employés, avaient été effectivement rétrogradés, le DG a instruit la Directrice des ressources humaines, de reprendre les travaux, au motif que la loi guinéenne interdit la rétrogradation.

Le cadran catégoriel en vigueur à la SMD définit non seulement la catégorie seuil au recrutement mais aussi exige l’avancement sur une période donnée pour chaque employé selon sa formation professionnelle.

Ce qui n’a pas été respecté à la SMD depuis 2009, date de sa conception par l’inspection générale du travail, le syndicat et la direction générale de la SMD.

Ainsi les employés rétrogradés aujourd’hui, seraient à un niveau beaucoup plus élevée à leur position actuelle, si ce protocole était, un tantinet respecté. Hélas !

La rétrogradation signifie, aux yeux du règlement intérieur de la SMD, article 24.4 : « changement de qualification professionnelle, de grade ou d’affectation a un emploi inferieur. Elle est infligée à un employé ayant commis une faute grave pouvant conduire à son licenciement, n’eut été la prise en compte en sa faveur par l’employeur des circonstances atténuantes ».

A date, aucun de ces employés concernés, n’a commis une faute grave.

Malgré un protocole d’accord signé sous l’égide de l’inspection du travail entre la Direction Générale et le syndicat à Conakry le 15 décembre 2015, mais aussi le courriel de rappel d’application de ce protocole d’accord, l’inspection est restée indifférente et complaisante face à la situation des travailleurs nationaux.

Une attitude plus que déplorable, car, seule l’inspection est fondée d’exiger une application dudit protocole, censé aider à trouver une solution à cette situation, en mettant chaque employé dans la position qu’il mérite.

Il est temps d’agir…avant qu’il ne soit trop tard !

 

Aboubakri

 

Commentaires

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1 Commentaire

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  1. Mory keita

    10 juin 2016 at 12 h 11 min

    Voici une autre société différente de toutes les autres

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