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Autorité de Régulation des Marchés Publics : Mohamed SANOH entre la honte et le sursis (Tribune)

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Ayant reconnu tous les faits qui lui sont reprochés notamment la corruption et la soustraction frauduleuse du projet de décision du CRDS au niveau de la DPJ, M. SANOH a perdu toute crédibilité aux yeux de ses collègues de la direction générale, du conseil de régulation ainsi que du CRDS.

La DPJ est entrain de tirer cela au clair même s’il a tenté de déjouer les choses en faisant des largesses à certains agents pour échapper, l’interpellation suit son parcours. Voici retracer de manière magistrale les actions  montées par Sanoh et Kouyaté après avoir écouté toutes les parties y compris le libanais.

Mais ce qui est grave, concernant le cas Mohamed SANOH, on se rappelle que des innocents ont été sanctionnés du fait que le projet de décision relatif à la surfacturation, a été soustrait de l’ARMP.

Le libanais qui a eu le projet et l’a envoyé à la présidence, n’avait pas donné le nom de celui qui lui a donné le projet de décision que moyennant 200.000.000 fg.

Car, en réalité il a existé entre eux des relations d’affaires antérieures. Quand SANOH était à la Direction Nationale des Marchés Publics, il avait aidé le libanais à avoir certains marchés.

Sur cette base, il a promis fermement à SANOH qu’il ne le dénoncera pas. Mais il se trouve que son entreprise est sanctionnée d’exclusion pendant 1 an de la commande publique et SANOH n’a pu rien faire jusque-là, il lui a toujours promis et finalement il est entrain de perdre des marchés et l’auteur Mohamed SANOH l’a abandonné et ne le décroche plus.

C’est pourquoi il vient de dévoiler le visage du vrai auteur qu’il avait tu pendant un moment. Le libanais consciencieusement, n’était plus libre du fait de la sanction injustement infligée à certains cadres de l’ARMP.

C’est donc connu désormais il s’agit d’une complicité entre docteur Abdoulaye KOUYATE et Mohamed SANOH qui sont des amis et qui ont opéré dans cette affaire.

C’est ce dernier, c’est-à-dire Mohamed SANOH qui a donné le projet de décision au Libanais. Il a utilisé son ami KOUYATE qui relevait de la direction de la réglementation et des affaires juridiques pour avoir le projet de décision et donner chaque fois à ce dernier des indications pour pouvoir démarcher vers le libanais.

A la suite de la découverte des faits et selon ses propos à la DPJ, il a poussé KOUYATE à dénoncer tout un ensemble de personnes en vue de créer un imbroglio ou une cacophonie au niveau de l’ARMP et au même moment il continuait à garder les 200.000.000 fg que Kouyaté lui a à remis.

C’est après qu’il a donné ce montant à KOUYATE quand l’affaire avait éclaté. Il lui aurait conseillé de « faire couler la direction de la règlementation et créer la zizanie entre le président et le directeur général » en vue de minimiser les dégâts à son niveau.

Il se trouve que Mohamed SANOH était informé par le libanais d’une démarche parallèle que le ministre avait entamé auprès du Président du Conseil pour l’aider à laisser passer son contrat après une tentative auprès du Directeur général lui-même et de la femme de ce dernier.

Il faut rappeler que Sanoh est membre du GRAIN RPG et connais parfaitement le ministre Ibrahima Kourouma.

Les deux collègues Mohamed SANO et Abdoulaye KOUYATE devraient mener l’opération ensemble en passant par tous les moyens pour tromper le directeur de la réglementation et des affaires juridiques ainsi que le directeur général.

Ce contrat était déjà dans sa phase contentieuse, entrain d’être instruit à la direction des affaires juridiques.  Ils ont tenté de faire arrêter l’instruction par deux voies :

-En proposant au libanais d’aller voir le ministre de l’enseignement pré-universitaire à convaincre le Président du Conseil à abandonner le dossier moyennant quelque chose;

-Préparer un projet de courrier de lever de mesure conservatoire au nom de la direction et proposer cela au Président du Conseil pour abandonner le dossier.

Ce projet de courrier fut préparé par Abdoulaye KOUYATE et introduit dans les ordinateurs des assistantes du directeur général en les faisant croire que c’est une recommandation du DG.

Ces deux tentatives ont été soldées par un échec ; car quand les émissaires du ministre ont vu le président du conseil, ce dernier n’a pas pu convaincre le DG d’abandonner le dossier, en plus le DG a rejeté la proposition de levée de suspension sans contrepartie financière.

Finalement, l’option était de soustraire le projet de décision contre le libanais et l’avertir à temps  pour qu’il prenne ses précautions et voir ses relations avant que la décision ne soit prise définitivement.

Le projet de décision alors fut soustrait par Abdoulaye KOUYATE et remis à son ami Mohamed SANOH qui est parti remettre à Taleb qui a juré que quelle que soit la tournure que les choses prendraient, il ne le dénoncera pas.

Donc ayant toutes ces informations il a su manipuler KOUYATE. Mais sa véritable chance encore du fait qu’il a continué à rassurer le libanais qu’il est le président de la commission d’enquête et qu’à ce titre il bénéficie de la confiance du directeur général.

Ce fut la plus grosse erreur de Curtis qui dans le coup de l’émotion a mis Sanoh à la tête de cette fameuse commission qui ne pouvait avoir que des conclusions tronquées.

C’est ainsi qu’il a promis fermement au libanais qu’il va l’aider à se tirer d’affaire, mais en vain. La condamnation de l’entreprise du libanais pour un an d’exclusion de la commande publique est devenue définitive et Mohamed SANOH a coupé toute communication.

Il se trouve que pendant qu’il était à la DNMP on l’appelait « l’homme de sous les arbres », car il quittait son bureau pour aller négocier avec les entrepreneurs sous les arbres. C’est un habitué des faits de corruption dans le milieu des marchés publics.

Dans tous les cas, le cas kalilou baro et ce dernier fait, constituent une confirmation et une preuve éclatante quand il demandait à ce dernier de faire quelque chose. Quoi donc si n’est pas l’argent de la corruption ?

Par cet acte, il a mis en difficulté toute la structure. Le licenciement serait la moindre décision que sa Direction générale et le conseil  auront à prendre à son endroit avant de le traduire en justice.

Comme cette mission a été accomplie par les deux : Abdoulaye KOUYATE et Mohamed SANO, KOUYATE était chargé d’aller prendre cette  somme chez le libanais. Par précaution KOUYATE est passé par un jeune  du service des audits internes de l’ARMP pour aller récupérer de l’argent du DG et du Président du Conseil au Libanais en trompant ainsi ce jeune qui effectivement est parti récupérer les 220.000.000 fg soit 20.000.000 de commission.

Au retour du jeune, il a présenté l’argent à Abdoulaye KOUYATE tout en lui disant qu’il y a une commission de 20.000.000 fg. Sur place ils se sont partagé les 20.000.000 fg et Abdoulaye KOUYATE lui, a pris les 200.000.000 fg.

C’est ainsi que Mohamed SANO a demandé à Abdoulaye KOUYATE de garder l’argent en lieu sûr jusqu’au dénouement de la crise.

Fort malheureusement pour eux, Abdoulaye KOUYATE a été interpellé le 16 janvier à la présidence au sujet des 200.000.000 fg.

C’est une affaire qui est allée à la présidence, certains cadres de l’ARMP ont été injustement sanctionnés de suspension et de licenciement pour la sortie de la décision et fait corruption.

Mais jusque-là, les auteurs de la sortie du projet de décision n’étaient pas retrouvés. Enfin la vérité a fini par éclater, le projet de décision est sorti par la complicité des deux cadres cités ci-haut.

Quand l’affaire fut connue de la présidence avec l’interpellation de Kouyaté, Mohamed SANO est parti voir le libanais de le sauver. En plus il demande à son ami Abdoulaye KOUYATE de le sauver et dénoncer certains membres qui n’étaient pas du tout liés à cette affaire en promettant à Kouyaté qu’il le sauvera auprès du Directeur Général.

Comme il était le président de la commission administrative mise en place, il a profité pour enfoncer tous les cadres de la direction de la règlementation et des affaires juridiques en vue de salir tout le monde.

Mais malheureusement pour lui, il n’a pas pu sauver Kouyaté son ami. Il a tenté d’effacer toutes les traces jusqu’à ce jour.

L’homme est avec toutes les informations qui se recoupent, l’homme est à moitié responsable des ennuis de Curtis. Il a est l’inspirateur de la note du DG qui a modifié la décision du CRDS qui a abouti à la suspension de Curtis.

Cette suspension a succédé à cette affaire de corruption. En ayant sa main sur sa conscience il doit démissionner ; il devient de plus en plus une personne indésirable aux yeux de tout le personnel de l’ARMP qui déteste ce Monsieur aux diplômes douteux et qui traine derrière lui assez de casseroles dans son parcours professionnel.

Il a toujours nourri une haine viscérale à l’endroit de ses collègues partout où il est passé. Tout porte à croire que Jonas Mukamba est suffisamment averti face à ce Monsieur.

François Kamano

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