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Les raisons de la fragilité et de l’effondrement des compagnies aériennes africaines, évoquées lors d’un séminaire à Abidjan

avionInvité récemment à Abidjan pour un séminaire organisé par Airbus en partenariat avec Air Cote d’Ivoire sur la problématique de l’aviation en Afrique de l’ouest, notre confrère du groupe Gangan radio-télé Sékou Jamal PENDESSA, a fait le compte rendu de cette rencontre riche en stratégies pouvant permettre à cette partie du continent de relever les défis en terme de l’aéronautique.

Le sujet est d’autant plus d’actualité que la Guinée et le Sénégal s’apprêtent à relancer leurs compagnies aériennes ‘’mortes’’ depuis des années maintenant.

‘’Aviation-Afrique de l’ouest’’         

Ce thème a permis aux journalistes qui ont pris part au séminaire d’Abidjan ténu le 9 juin 2016, de s’imprégner des différents facteurs qui font que la plupart des compagnies aériennes de la sous-région sont, soit ‘’mortes’’, ou ont du mal à se donner une certaine place dans le monde aéronautique.

Premier facteur; le manque de volonté politique ou encore des difficultés liées à l’instabilité politique. Tout dépend donc des décideurs au plus haut niveau.

Autre élément, il y a des gouvernements qui, par peur de financement préfèrent acheter des anciens avions pour démarrer ou relancer leurs compagnie aériennes oubliant que cela leur coutera plus cher en terme de consommation de carburant, d’entretien et de dépannages continus.

A ceux-ci s’ajoute le risque très élevé de crashs d’avions. Sans oublier que dans ces cas de figure, les Etats concernés seront amenés à faire face à l’achat d’autres avions sous peu, car chaque appareil doit être remplacé après 20 ans d’exploitation.

Si vous achetez donc un avion qui a déjà travaillé par exemple pendant 15 ans, il faut vous attendre à le changer dans les 5 ans à venir alors que votre compagnie n’a pas encore fini de poser les jalons.

Les experts ont également évoqué la nécessité d’ouvrir le capital social des compagnies aux investisseurs privés pour amoindrir les charges financières.

Autre stratégie dévoilée lors de cette rencontre du couple Airbus-Air Cote d’Ivoire avec quelques médias de la sous-région, est que l’Etat n’est pas obligé d’attendre nécessairement ses propres vols pour lancer sa compagnie aérienne.

Il peut commencer par la location comme l’a fait l’Etat ivoirien qui a débuté en novembre 2012 avec seulement 2 avions loués à Airbus et qui a présentement à son actif une flotte de 9 avions.

Pour accompagner les Etats africains dans ce sens notamment ceux de l’Afrique de l’ouest, les promoteurs de la société Airbus se disent disponibles en terme de conseil, de la formation du personnel ou encore en fourniture d’appareils de dernière génération.

Cette compagnie de fabrication et de transport aérien livre des appareils parmi les plus enviés du marché aéronautique mondial.

A ce niveau, l’Etat ivoirien a su profiter de l’expertise Airbus qui lui a permis de faire une véritable percée spatiale en 4 ans seulement.

Grâce à ce partenariat, Air Cote d’Ivoire dessert de nos jours plus de 20 capitales africaines et ce n’est pas fini; le pays d’Alassane Ouattara compte construire le plus grand Hub de la sous-région d’ici 2025 ainsi qu’une aérogare tchek c’est-à-dire celle réservée à l’atterrissage des avions personnels.

Compte – rendu recueilli par Mamadou Oury DIALLO mosaiqueguinee.com

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