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CNP-Guinée : Ansoumane Kaba, va-t-il daigner se soumettre à la justice de son pays et considérer le congrès qui l’a élu, nul ?    

ansoumane_kaba_guiter_cnpg_jpgC’est une question qui brûle les lèvres de plus d’un. Qui scrutent et attendent de savoir quelle attitude sera celle de M. Ansoumane Kaba et Cie, face à la décision de la justice de son pays, annulant d’une part le congrès qui l’a élu président du CNP-Guinée, et imposant d’autre part la reprise dudit congrès ?

Pour moult observateurs, il serait dommage qu’un patriote convaincu comme le sieur Kaba, en vienne à nouveau à défier l’institution judiciaire de son pays qu’il aime et sert tant.

On se rappelle les conditions kafkaïennes dans lesquelles le congrès à l’issue duquel il a été porté à la tête du Conseil national du patronat de Guinée (CNP-Guinée), la plus vieille des organisations d’employeurs de Guinée et jusqu’à date la plus reconnue auprès de quantité d’organisations et de fédérations à l’international, a été convoqué et tenu, en violation des résolutions d’une assemblée générale extraordinaire de l’organisation patronale d’Août 2015.

On se rappelle que ce congrès s’est tenu le 23 Avril dernier, alors que le bras de fer judiciaire engagé, justement entre El Hadj Mamadou Sylla et Sékou Cissé, désigné président par intérim au terme du congrès d’Août 2015, autour de la question de savoir si le premier, El Hadj Mamadou Sylla, était fondé de pouvoir de convoquer ledit congrès, était loin de toucher à sa fin.

A la veille de ce fameux congrès, la Cour d’Appel de Conakry, auprès de laquelle El Hadj Mamadou Sylla, avait introduit un recours pour contester un arrêt rendu en première instance par le tribunal de Kaloum, lui déniant le droit et le pouvoir de convoquer un congrès du CNP-Guinée, pour cause d’incompatibilité entre ses fonctions de député et celles de président d’une organisation patronale, recommandera expressément que le congrès programmé pour le lendemain, soit purement et simplement reporté, le temps pour elle de finir d’examiner l’affaire et de rendre une décision.

Cette recommandation sera purement et superbement ignorée par les organisateurs dudit congrès, qui décidèrent de passer outre. Et de tenir ce congrès, auquel aucun représentant de l’Etat ne participera. Mais ceux de la FOPAO et l’OIE, oui !

Par la suite, le gouvernement se fendra d’un communiqué pour considérer ce congrès nul et de nul effet. Puis, la justice guinéenne à travers un dernier arrêt pris par le TPI de Kaloum, confirmant son premier arrêt et une décision de la Cour d’Appel, annoncée dans la foulée, prononcera également la nullité dudit congrès.

Les questions qui sont à se poser, les voici : De quels moyens disposent l’Etat et la justice pour faire respecter les décisions ainsi citées, pour les traduire dans la réalité ? Autrement, l’Etat et la justice, s’arrêteront-ils à ces annonces ? Quelles devraient être leurs attitudes ? Vont-ils contraindre le sieur Kaba, PDG de l’entreprise de BTP, Guiter SA, à se plier à la justice de son pays ?

En attendant de savoir ce que l’Etat et la justice, feront, on apprend que M. Kaba Guiter, a récemment rencontré quelques membres du gouvernement, ainsi que le premier ministre Youla, qui lui auraient tous conseillé de se soumettre à la justice, et donc de daigner reprendre le congrès, mais en vain !

Le sieur Kaba, se refuserait à le faire, et compterait se maintenir en l’état, à la tête du CNP-Guinée. Probablement, parce que se sentant fort d’un soutien au plus haut niveau de l’appareil d’Etat.

Pourtant, une démarche purement républicaine aurait voulu qu’il ait un minimum de respect pour l’institution judiciaire de son pays, en acceptant qu’un nouveau congrès soit convoqué et organisé, dans les conditions prévues par les statuts et règlements intérieurs du CNP-Guinée.

A suivre !

Sadikou

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