A LA UNE

Aliou Condé répond à Keira au sujet du décret «mort-né» de Cellou Dalein : «Il a dit beaucoup de contrevérités »

Aliou-CondéC’était pratiquement un droit de réponse dont a bénéficié ce jeudi 30 juin 2016, le Secrétaire Général de l’UFDG, Aliou Condé, dans l’émission le quotidien sur Djiguii FM. Cette sortie était en réaction à des révélations faites dimanche dernier sur les ondes de la même radio, mais dans une autre émission, par Alpha Ibrahim Keira, ancien ministre de la Fonction Publique. Et l’essentiel tournait autour  d’un décret du feu Président Lansana Conté, dit «décret mort-né» publié en 2005 et impliquant l’ancien Premier ministre, Cellou Dalein Diallo, aujourd’hui chef de file de l’opposition.

D’après Alpha Ibrahima Keira, ce décret était l’illustration d’un grand complot qui avait été réfuté. Et les commanditaires, qui sont, d’après lui, l’ancien Premier Ministre d’alors et ses acolytes, ont été sanctionnés pour faute lourde quelques jours après la publication dudit décret.

«Il y a trop de contrevérités qui ont été dites par Keira en rappelant ce fait historique», à déclaré Aliou Condé.

L’ancien ministre des transports au moment des faits dit sa part de vérité : «La première contrevérité, c’est quand mon ami Keira dit qu’il était à Faranah quand il a appris la publication du décret et que c’est quelques jours après, pendant qu’il se préparait pour faire la passation de service, qu’il a appris que c’est un faux décret, je rappelle que le décret est passé le 04 avril 2005 , le 05 avril à 11h, pendant qu’on était tous à l’assemblée nationale à l’ouverture de la session des lois, on  a appris l’annulation du décret et le soir on a limogé Cellou. Ceux qui étaient à l’origine de cette annulation ont empêché a  Cellou de rencontrer le Président Conté. Et puis, Ce décret, Cellou l’a préparé avec Conté des jours durant et c’était à l’issue d’une rencontre entre les deux, au cour de laquelle Cellou à demandé au Président devant un témoin, qui est Thiam, de le faire remplacer. Il l’a dit après un constat de dysfonctionnement au niveau du gouvernement qu’il ne pouvait pas supporter. Il s’est dit que démissionner après que Fall soit parti, ne pouvait pas être une bonne chose pour le pays encore moins, s’aurait été une mauvaise récompense pour le président Conté qui, d’après lui, lui a tout donné. Le Président Conté lui a autorisé un remaniement qu’ils ont préparé ensemble. …. »

La boîte à pandore de ce fait majeur marquant de l’histoire du pays est certainement ouverte.

ML Cissé

Commentaires

commentaires

Ajouter un commentaire

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

To Top