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Baccalauréat : un faux candidat derrière les barreaux à Kindia 

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Les faits datent de samedi dernier, lors de la deuxième journée du baccalauréat  en cours en Guinée. Antoine K. Lamah, un lycéen du centre Check Anta Diop à Kindia, est démasqué par ses propres âneries et emprisonné par la directrice préfectorale de l’éducation de Kindia en personne. Que s’est-il passé ?

Alors que les surveillants de sa salle passent au contrôle en vue de préparer le lancement de la deuxième épreuve de ce jour, la directrice de l’éducation fait irruption, alertée par les interrogatoires du candidat atypique, par un agent examinateur.

A la question de savoir quelle classe il fait, le soi-disant candidat répond qu’il était élève de 12ème année. Ce qui ne tarde pas à impressionner l’auditoire qui accentue ses questions. Sous pression, le jeune passe aux aveux et reconnaît être frauduleusement installé. Il est donc extirpé et conduit au service de la gendarmerie départementale de Kindia où il séjourne encore, en attente d’un possible déferrement au tribunal de première instance pour un procès.

Cependant, des interrogations subsistent au sujet de cet incident. Dans nos enquêtes, il s’est révélé que le jeune candidat est bien en classe de terminale mais n’a assurément pas validé sa candidature. Il n’aurait par exemple pas fait de photo pour sa carte de candidat et même, n’aurait jamais répondu aux multiples appels de son proviseur pour finaliser son dossier.

Des sources indiquent ont aussi indiqué au correspondant de mosaiqueguinee.com qu’il aurait passé les premières épreuves à la place d’un candidat absent, mais avec ses renseignements personnels. Un imbroglio qui laisse perplexe. D’autres sources évoquent le fait que le jeune lycéen n’aurait même pas été admis au BEPC. Ces cas font légion dans les établissements scolaires où, au nom de n’importe quel alibi, des élèves sont poussés par l’administration à des niveaux supérieurs, moyennant quelques avantages bien sûr. Laxisme de l’administration scolaire ou complicité de certains surveillants, l’affaire fait en tout cas beaucoup de bruit à Kindia.

Denis GAMY, pour mosaiqueguinee.com 

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