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TPI de Mamou : une femme reconnait avoir fracturé le bras de son bébé et risque 2 ans de prison assortis d’une amande de 100.000 gnf

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La victime

Apres avoir été une fois reportée, c’est finalement hier, mardi 19 juillet 2016 que le procès des femmes accusées d’avoir fracturées le bras d’un nourrisson de 6 mois a été ouvert au Tribunal de Première Instance de Mamou, a constaté le correspondant local de Mosaiqueguinee.com.

Pour la petite histoire, c’était le 11 juillet dernier que Kadiatou Diallo (mère du bébé) et son mari, tous domiciliés au quartier Petel, se sont rendus au commissariat de police dudit quartier pour porter plainte suite à une fracture à la main droite de leur bébé. A l’époque, la maman du nourrisson avait déclaré au commissariat ne pas connaitre l’auteur de l’acte.

«Mon bébé souffrait de la toux, donc je l’ai laissé dans le lit car il dormait, pour vite aller le trouver de produits auprès d’une amie. A mon retour, et à ma très grande surprise, je le retrouve dans le même lit mais avec le bras fracturé», déclarait-elle à la police il y a une semaine.

Seulement, hier mardi, lors du procès au Tribunal de Première Instance de Mamou, la déclaration de Kadiatou Diallo (mère du bébé) à la barre a été toute autre.

Après les témoignages de Aissatou Bah (coépouse de Kadiatou Diallo), Fatoumata Kanni Bah et Fatoumata Kanni Barry toutes deux voisines de Kadiatou Diallo, se sera le tour de la maman d’être appelée à la barre pour dire ce qu’elle sait sur la fracture du bras de son nourrisson.

Avec une peur qui se lisait sur son visage, Kadiatou Diallo a immédiatement reconnu avoir fracturé inintentionnellement le bras de son bébé.

«Quand je suis allée en vain pour trouver de médicament contre la toux chez mon amie, au retour à la maison, désemparée, j’ai trébuchée sur le bébé, le choc étant fort, le bras droit s’est fracturé», a-t-elle avouée à la barre  tout en soutenant que c’est la peur qui l’aurait poussée à ne pas reconnaitre son acte durant tout ce temps.

Le représentant du ministère public, Daouda Dioumandé, a demandé de retenir Kadiatou Diallo dans les liens de la culpabilité tout en demandant au tribunal de la condamner à deux (2) ans de prisons avec sursis,  et au paiement d’une amende de cent mille (100.000) francs guinéens.

A son tour, le juge Maferin Camra a renvoyé l’affaire au 26 juillet prochain pour la délibération.

A noter que  la coépouse de Kadiatou Diallo ainsi que les deux (2) voisines ont été libérées pour délits non constitués.

   Alpha Mamoudou Barry depuis Mamou, pour mosaqueguinée.com

 

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