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Dr Soriba Cissé, Directeur du fonds de garantie automobile:  «C’est le 10ème des 10 milliards dont on parle dans les médias  que nous recevons par an»

Dg fonds garantie autaumobileSuite aux critiques parfois les plus acerbes qu’il a essuyées au sujet de sa gestion  fortement mise en cause, le Dr Soriba Cissé,  Directeur Général du fonds de garantie automobile, sort de son silence pour rétablir «certaines vérités».

«D’abord C’est une contrevérité de dire qu’on reçoit plus de dix (10) milliards par an. Je vous rassure que je ne reçois que le 1/10 de ce qui est annoncé. Et ça, vous pouvez aller vérifier. Mieux, donner dix (10) milliards au fonds voudrait dire que les sociétés font un chiffre d’affaire de 100 milliards parce qu’on reçoit 10%, ce qui est utopique», a précisé d’entrée, le Dr Soriba Cissé, au cours d’un entretien exclusif qu’il a eu avec mosaiqueguinee.com hier, lundi 25 juillet 2016.

Selon les explications de ce responsable, créé depuis 2005, et logé à la Banque centrale, le fonds de garantie  automobile a pour objectif la prise en charge des premiers soins d’urgence des victimes d’accidents de circulation.  Il est alors alimenté à travers les sociétés d’assurance grâce aux véhicules qui sont assurés au niveau de ces sociétés.  Dans un pays où le taux d’assurance automobile est  très faible, ou  plus de 80% des véhicules ne sont pas assurés, ce taux était de  90% à la création du fonds, le budget ne peut être conséquent pour  couvrir tous nos besoins, nous explique-t-il.

«Les cotisations sont assises sur la responsabilité civile dont 10% sont versées au fonds. Autant le taux d’assurance est faible, autant notre part est faible. 80% des véhicules ne sont pas assurés dans le pays, ce qui veut dire que la prise en charge des   victimes de ces   80% de ces véhicules  n’est prévue dans notre budget. Il faut alors une subvention de l’Etat comme c’est le cas au Sénégal par exemple», ajoute-t-il.

Le Directeur Général indique que son service a toujours agi avec les moyens de bord dans les services d’urgences.  Ils ont demandé alors dans le cadre de la qualification de leur travail, précise t-il, l’installation de leurs antennes dans les différés hôpitaux. Chose qui est restée sans suite à cause, dit-il, de la présence d’Ebola dans le pays, raison évoquée par  les services hospitaliers pour différer  la .demande.

ML Cissé

 

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