A LA UNE

Rabiatou Serah hausse le ton : « Le CES ne souhaiterait pas de mouvements de rue… »

IMG_20160811_113841_230C’est avec un visage ferme que la Présidente du Conseil Economique et Social (CES), Hadja Rabiatou Serah Diallo, est apparue hier soir à la télévision nationale pour réagir au nom de son Institution à l’escalade verbale dans le débat politique, mais aussi à la menace que brandit une partie de l’opposition de redescendre dans la rue contre la gouvernance actuelle.

Après avoir fait une lecture de la situation politique, Hadja Rabiatou Serah Diallo s’est directement adressée au chef de l’Etat et au chef de file de l’opposition dont les comportements respectifs peuvent considérablement influencer les positions des extrémistes des deux camps: mouvance et opposition.

« Le Conseil Economique et Social ne souhaiterait pas des mouvements de rue qui créeront des paniques… Le Conseil Economique et Social, en tant que maison de dialogue et de paix, appelle son Excellence Monsieur le President de la République, chef de l’Etat et père de la nation, et son gouvernement à plus d’écoute pour éviter à la Guinée des troubles socio-politiques durant cette période hivernale. A Monsieur le chef de file de l’opposition, à privilégier le dialogue constructif en évitant toute forme de manifestation de rue », fut Rabiatou Serah Diallo, qui espère que ce message sera bien entendu.

Parlant du torchon politique qui brûle, Hadja Rabiatou a décrit « une tension socio-politique caractérisée actuellement par un endurcissement des discours de certains hommes politiques, des attaques directes entre les différents bords politiques à travers des médias, des appels à des manifestations manifestations de rue qui se terminent souvent par des destructions de biens privés et publics et dans le pire de cas, par des pertes en vies humaines ».

Dans cette même declaration, Ebola, l’accusé parfait de tous ceux qui se lamentent sur le sort de la Guinée, a été évoqué par Madame Rabiatou Serah pour rappeler aux acteurs politiques le contexte difficile dans lequel le pays se trouve, et qui, selon elle, n’est pas favorable à des manifestations de rue, et une crispation politique de façon plus générale.

Thierno Amadou Camara

Commentaires

commentaires

Ajouter un commentaire

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


*

To Top