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Peu d’engouement pour l’enseignement technique: les explications du Gouvernement à Labé

IMG_20160812_154317_997L’orientation vers les écoles professionnelles ne semble pas être une priorité pour la plupart des jeunes guinéens. La plupart   de ceux qui y vont n’y ont pensé qu’après avoir raté  l’accès à l’accès à l’université.

Le ministre en charge de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle, Albert Damantang Camara, lors d’une récente visite de travail à Labé avait donné son avis sur la question et a dévoilé la stratégie du gouvernement pour que ce secteur soit attractif. Le correspondant local de mosaiqueguinee.com avait recueilli les explications du Ministre. «L’Enseignement professionnel en Guinée a été  laissé pour compte, ce qui fait que nous n’avons pas beaucoup d’ouvrier spécialisés, de travailleurs intermédiaires hors cadre qui sont capables  de répondre aux défis de la construction du pays. Donc depuis que nous sommes arrivés aux affaires, notre travail c’est de rendre l’enseignement technique beaucoup plus attractif et de multiplier les capacités d’accueil de nos centres de formation».

Pour sa part, le directeur de l’enseignement technique et de la formation professionnelle de l’emploie et du travail, Mara Souleymane, donne son avis : «l’une des raisons fondamentales, a-t-il indiqué, est le complexe parce que la plupart des jeunes d’aujourd’hui voudraient être des cadres supérieurs parce que dans leur conception c’est quand on finit les études supérieures qu’on devient forcement cadre de la hiérarchie A».

«Cependant, quand vous prenez les élèves que nous recevons, ils n’ont  pas la formation de base dans l’enseignement technique contrairement à certains pays comme la Côte D’Ivoire où il y a des collèges techniques. Pourtant la Guinée est un pays minier où il y a des entreprises, des sociétés  qui sont entrain de s’installer et pour que vous soyez capables d’exécuter les travaux de ces sociétés, il faudrait avoir une certaine compétence, et ces compétences sont  souvent reçues à l’enseignement technique», conclut Souleymane Mara.

Il a aussi rappelé que si les jeunes du pays ne veulent pas voir la main d’œuvre locale donnée aux Sénégalais et autres, il faudrait que les jeunes prennent la conscience de s’orienter vers l’enseignement technique.

Alhassan Djigue Diallo correspondant de mosaiqueguinee.com a Labé.

 

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