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Plume à Aboubacar Diallo du 15 Août 2016

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A la redécouverte du pays des Exceptions et des Paradoxes ! Vous êtes avertis, que vous y revenez après plus de cinq ans ou seulement après deux, voire trois mois, vous redécouvrirez le même et éternel pays des milles étrangetés qui lui collent comme une seconde peau, et où tout reste figé ! Un pays où tout se fissure, où tout se dégrade, où tout périclite !
Rebienvenus au pays où le cadran s’est arrêté ! Rebienvenus au pays où rien ne change, au pays où il n’y a pas de variable, où il n’y a qu’une seule constante, celle qui veut que tout reste figé, que rien ne bouge, aussi bien les mentalités, les behaviorismes que la gouvernance. Nous y revoilà après l’avoir quitté il y a près de trois mois, trêve de confiseurs oblige ! Pas de quoi pavoiser ! Nous le reprenons là où nous l’avons laissé. Rien n’y a changé, pas même, il ne s’est ravalé, ne serait-ce, la façade, comme cela arrive de temps à autre, quand les Princes qui nous gouvernent, doivent recevoir un ou des hôtes de marque, sa capitale tout au moins, se bichonne un tantinet, ne fut-ce que pour donner à ceux-ci, une factice impression de propreté, aussi fugace qu’un déjeuner de soleil. Nous revoilà au Pays d’Alpha Condé, le pays où rien ne change ! Le pays qui rechigne, qui renâcle au changement ! Il en est ainsi depuis Mathusalem, ce n’est pas aujourd’hui que ça changera ! Même le PRAC, ne dira pas le contraire, lui qui est le premier à ne pas croire à son propre slogan de changement sur la base duquel, le peuple damné de la terre de Guinée, lui a fait confiance en 2010, avant de la lui renouveler cette confiance, il y a huit mois. Oui, rien n’y fait, si celui-là même qui conduit les destinées de la nation, n’y croit guère, foule au pied et méprise systématiquement les lois du pays, bafoue son serment, et continue de livrer le pays à ses amis de l’establishment international, à qui il cède à tour de bras de juteux marchés, voire des patrimoines, se souciant peu du sort de sa populace, qui s’appauvrit de jour en jour. Nous revoilà au pays d’Alpha Condé où rien ne change, où les ordures règnent en Maître absolu, font la pluie et le beau temps, empêchant à maints endroits la circulation, toute chose que même le manifestant le plus impénitent ne peut s’autoriser, sans en subir les conséquences. Oui, au pays des milles étrangetés, il y a comme à chaque hivernage, les pluies diluviennes qui continuent d’endeuiller des familles, de défigurer chaque année un peu plus notre capitale et nos villes où il n’existe aucun système d’évacuation des eaux de ruissellement, cela depuis toujours, même au soleil d’Alpha Condé, on n’en pas construit le moindre. Mais comble de tout paradoxe, ici, on se plaît bien dans cet univers de la honte, dans ce corridor de misère et de déjections, au point d’empêcher ceux et celles qui tenteraient une quelconque initiative destinée à en changer, un chouia, la donne. Hadja Halimatou Dalein Diallo, en sait un rayon ! Rebienvenus au pays où rien ne change, où le réseau routier reste le même ou dans un état pire qu’avant, où il n’y a toujours pas d’eau, quoique Château d’eau de l’Afrique de l’Ouest, où il n’y a pas ceci, il n’y a pas cela, où la misère étend son spectre, du fait d’une pressurisation à toute vapeur de ses pauvres populations, contraintes de payer la facture du grand dérèglement économique occasionné par ceux qui les gouvernent, au sortir d’une présidentielle, somme toute, une victoire à la Purys. Au refus du gouvernement de lui concéder la moindre concession sur le prix des produits pétroliers, en dépit d’une tendance baissière qui s’est confirmée, la peuplade, la Plèbe de la Guinée de mes ancêtres, s’est vue comme prise dans une tenaille mortelle de déflagrations fiscales à tour de bras à impact négatif immédiat : TSPP, TCT, taxe SMS, taxe Internet, taxe ceci, taxe cela, TVA sur des produits de grande consommation comme l’huile, taxes bancaires diverses relevées par la BCRG, taxes douanières et aéroportuaires prohibitives rendant le Port et l’Aéroport de Conakry, hors de portée de toutes les bourses, ce qui oblige à certains transbordements. Oui, c’est dans la poche du petit guinéen qui vit au jour le jour que ce gouvernement, que cette gouvernance méchante comme la gale, est allée chercher cet amoncèlement de recettes comme c’est le cas de nos jours, pour financer sa falaise budgétaire, occasionnée par des contrats de gré dont certains ne sont plus que des éléphants blancs, le cas de celui d’Ebomaf, partie à la cloche du bois avec 65 millions d’euros SVP en est la parfaite illustration ! Nous revoilà, enfin, au pays où rien ne change, j’allais oublier, où on se complait bien dans la chicanerie politique, oui ici, on aime bien ces empoignades à fleurets émouchetés, ces grivoiseries dans l’escalade verbale, tant pis si ça sape ou pas l’unité nationale, chacun en fait à sa tête, vogue la galère ! Tant pis ! De toutes les façons, on est au pays de Ya Foye !

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