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Exclusivité/Kankan : Le Gouverneur dit tout sur la crise qui a conduit à la fermeture momentanée de la radio rurale

1nawa dameyAu terme d’une médiation réussie entre Ibrahima  Sorel Bolokada  CISSE et son personnel (journalistes et techniciens de la radio rurale de Kankan), le Gouverneur de la Région administrative de Kankan s’est livré à la rédaction locale de votre quotidien en ligne sur les dessous de cette crise et les manœuvres ayant abouti à sa résolution.

Lisez :

Nawa DAMEY: C’est un évènement regrettable, étant entendu que la Radio rurale de Kankan s’est caractérisée depuis sa naissance par tout le sérieux qu’on lui connait. On a été désagréablement surpris de voir qu’il y a eu une fronde au sein de cette radio,  qui a amené même à sa fermeture dans la nuit du dimanche 14 au samedi 15 août  2016. Le lendemain, j’ai reçu monsieur le Directeur de la radio avec une plainte adressée à la gendarmerie contre celui qui était présumé coupable de ces faits. Je lui est donné mon accord parce que je ne voudrais plus que de tels actes se reproduisent et il est parti déposer sa plainte. Ainsi, le présumé coupable, (Oumar Konaté Ndlr), a été interpellé par les services de la gendarmerie. Par après j’ai reçu tous les travailleurs de la radio rurale qui ont demandé mon implication dans la résolution de cette crise surtout en ce qui concerne la libération de leur collègue.

J’ai dit que s’il n’avait pas fait cet acte qui consiste à la fermeture de la radio, j’aurais déconseillé au Directeur d’engager une plainte contre lui. On aurait traité la situation de manière administrative. Mais puisqu’on est parti jusqu’à fermer les locaux de la radio, ça c’est vraiment en violation de tout ce qui caractérise la liberté de la presse. On a voulu saisir la justice, mais tout compte fait puisque les travailleurs ont reconnu leur faute, j’ai demandé à Elhadj Mansa Sarbou KEÏTA (le correspondant de L’AGP Ndlr) d’intervenir auprès de la gendarmerie afin que le journaliste en question soit libéré. Ce qui fut fait.

Ensuite, j’ai convoqué une réunion à mon bureau afin qu’ensemble, on examine cette situation. J’ai donné la parole aux uns et aux  autres, et en conclusion, on a vu que ce n’est ni un problème de mauvaise gestion encore moins un problème de détournement. C’est parce que les travailleurs n’étaient pas tenus au courant du fonctionnement réel de la radio rurale. Chose qui donne lieu à des interprétations diverses. A titre d’exemple, ils ont dit que depuis la revue annuelle des radios rurales à N’Zérékoré, il n’y a pas eu de compte rendu. Et que le Directeur aurait demandé au cours d’une réunion de dépêcher une mission à Conakry pour essayer de mobiliser des fonds auprès des ressortissants et personnes ressources afin de résoudre le problème de source d’énergie pour la radio rurale. Il est parti avec une correspondance que nous-mêmes avons signée. Je crois qu’il a mobilisé des ressources, il a fait des achats et amené des matériels.

Par rapport à cette question aussi il n’y a pas eu de compte rendu. Il y a d’autres faits anodins, un ordinateur qui a été donné par l’OMS dans le cadre de la lutte poste-Ebola.. Là aussi le Directeur n’a pas fait de compte rendu. Voilà de petites choses qui, pour moi, ne devaient pas amener à une certaine fronde au sein de la boite. Donc toutes les parties prenantes à cette réunion ont compris que c’est vraiment une question de transparence, moi, j’appellerais ça une question de leadership, et qu’il fallait amener les deux camps opposés à se donner les mains. Ce qui a été fait. Les travailleurs, tout comme le Directeur, Ibrahima Sorel Bolokada CISSE, ont regretté leurs actes. Les deux parties on dit qu’elles vont repartir sur de bons pieds. Donc, c’est ainsi que le travail a effectivement repris et les choses sont rentrées dans l’ordre. Donc, c’est une histoire complètement terminée, et nous remercions tous   les cadres du Gouvernorat, de la Préfecture, les journalistes des Médias publics et privés de la place ainsi que les personnes ressources de Kankan qui se sont investies pour la résolution de ce problème.

Mosaiqueguinee.com : Monsieur le Gouverneur que conseillez- vous aux autres chefs de service pour la bonne marche de l’administration dans la région ?

Nawa DAMEY : Vous savez on a un devoir de recevabilité. Il faut informer, il faut la transparence, la cohésion car ce n’est pas seulement le chef de service qui peut faire marcher le service, et il doit associer tous les autres collaborateurs. C’est en cela seulement qu’on peut avoir les résultats probants et positifs. Un chef de service seul, quelque soit ta compétence, ton intelligence, tu ne peux pas diriger seul un service. C’est pourquoi nous appelons tous les autres chefs de service à donner la main à leurs collaborateurs pour qu’on puisse redorer le blason de l’administration dans notre région. Notre administration connait beaucoup d’insuffisance et voilà une d’entre elles. Quand le chef de service  croit qu’il est le seul qui doit travailler, cela peut amener la frustration et au mauvais fonctionnement du service. Aujourd’hui, c’est le cas de la radio rurale, demain ça peut être un notre service.

Mosaiqueguinee.com : Qu’en est- il pour les autres employés de services ?

Nawa DAMEY : Si on est pas satisfait du comportement de son chef, on doit faire recours à l’autorité car l’administration a ses principes et ses règlements. Donc, on ne se rend pas justice dans une administration. Si on a dit que le Directeur de la radio rurale n’a pas été communicatif, cela ne veut pas dire qu’il faut mettre un désordre à la radio.

L’altitude de Ibrahima Sorel Bolokada CISSE ne justifie nullement le comportement indélicat des cadres de la radio rurale.

Propos recueillis par Mamadi CISSE le correspondant de mosaiqueguinee.com à Kankan.

 

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