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Affaire CNP-Guinée : Sortie persistante de Sékou Cissé après la conférence du Président

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Sékou Cissé entouré de Madame Aissatou Baldé et un autre membre du CNP-Guinée

Le démêlé judiciaire entre Sékou Cissé et Mamadou Sylla, devenu finalement une crise au sein du Conseil National du Patronat (CNP-Guinée), n’a pas fini de livrer tous ses secrets. Le 19 août dernier, le nouveau président de l’organisation, Ansoumane Kaba, qui tire sa légitimité du dernier congrès organisé en présence des 25 fédérations du patronat, a animé une conférence de presse pour expliquer la crise qui mine son institution, et  renouvelé sa main tendue envers Sékou Cissé.  Ce mardi matin, c’est  ce dernier qui, revendiquant toujours le titre de président par intérim, parce que ne reconnaissant toujours pas le congrès du 23 avril, a conféré avec des dizaines de journalistes à la maison de la presse.

Selon Sékou Cissé, le congrès en question s’est déroulé alors qu’un arrêt de justice demandait aux organisateurs de sursoir à sa tenue à la date indiquée à l’époque. Puis, ajoute-t-il, le nouveau président du CNP est élu par consensus, contrairement à l’esprit des textes statutaires du CNP qui, selon lui, ne prévoient pas de désignation par consensus. « Ce congrès, conclut-il, est annulé, et le Président par intérim (Sékou Cissé Ndlr) convoque un autre congrès le 27 août».

Mais aucune des organisations internationales auxquelles le CNP-Guinée est affilié, ne prendra part à ce congrès en perspective. Sélon Sékou Cissé, c’est parce que celles-ci n’ont pas le temps. La Fédération des Organisations Patronales de l’Afrique de l’Ouest (FOPAO) par exemple, a invoqué un calendrier chargé pour s’excuser, argumente-t-il. Selon nos informations, ces organisations ont déjà leur camps, puisqu’elles approuvent le nouveau bureau dirigé par Ansoumane Kaba.

Aux côtés de Sékou Cissé ce mardi, est apparue  celle-là même qui est la présidente de la commission de validation des congrès au CNP-Guinée, Madame Aissatou Baldé. Dans son intervention, elle confirme ce que Mamadou Sylla avait toujours défendu sans être compris. L’arrêt demandant à ce que le congrès soit différé, n’a été connu des organisateurs que trop tard.

Mais comment expliquer qu’elle soit parmi ceux qui ont validé le bureau mis en place à l’occasion de ce congrès et qu’elle se retrouve encore aujourd’hui parmi les « rebelles» qui ne reconnaissent pas ledit congrès ? « A l’époque, se défend-t-elle, j’ai accepté les résultats du congrès parce que je ne savais pas qu’il y avait cet arrêt».

L’affaire est toujours pendante devant la cour d’appel de Conakry, mais, le 27 août, Sékou Cissé et d’autres dissidents dont El hadj Bouna Keita, organiseront à Conakry, un autre congrès du CNP-Guinée pour mettre en place un autre bureau exécutif de cette organisation patronale.

A suivre !

Thierno Amadou M’Bonet

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