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Des jeunes de Coyah dans la rue contre la SOMIAG : Les détails d’un vieux conflit

 

SOMIAGDes jeunes  du district Yérémakono, sous-préfecture de Maneah, préfecture de Coyah, manifestent leur colère contre la SOMIAG, une société d’exploitation de granite, accusée d’aller au delà de sa zone réglementaire.  Elle occuperait illégalement des espaces jusque-là réservés à la population notamment le terrain de football des jeunes de cette localité.

Mardi dernier, les autorités et les responsables de la société se sont entretenus au sujet de ce conflit, mais sans parvenir à une issue favorable. Depuis, la colère a montée d’un cran et les jeunes ont décidé de redescendre dans rue pour la deuxième fois  afin de se faire entendre autrement.

Dans nos investigations, nous avons pu échanger avec Madame Diakité, Bintou Sacko, présidente du district de Yérémakono. « Depuis deux à trois jours nous sommes sur ça içi. C’est entre le blanc (DG) de la SOMIAG et la jeunesse du district Yérémakono. C’est un vieux problème qui a commencé par des revendications. Au départ, c’était par rapport aux retombés de la SOMIAG. Le problème a trainé finalement le Préfet nous a appelé [les responsables administratifs, la jeunesse et le responsable de la société incriminée] pour un terrain d’entente mais en réalité le blanc ne veut rien entendre, rien écouter. Il argue que lui il a déjà négocié depuis, la route pour une extension de la carrière. Que lui il a déjà négocié ça, et qu’il a trop dépensé. Nous l’avons dit que peu importe la dépense qu’il a faite, il est nécessaire de trouver un terrain d’entente mais il ne nous écoute pas « , nous -a-t-elle confié.

Et d’ajouter : « Le problème est à ce niveau les enfants aussi disent que tant qu’il ne les écoute pas , ils continuerons à barricader la route ».

Au moment où nous mettions cet article en ligne, 11 heures, aucune présence des forces de l’ordre n’a été signalée sur les lieux. Pourtant, « ils sont tous informés », jure un manifestant.

Toutes nos tentatives d’avoir un interlocuteur au sein de la société, sont restées vaines.

Nous y reviendrons !

Thierno Amadou M’Bonet Camara

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