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Sur la route de l’Amérique : D’entraves, le Congrès n’en fera aucune à la liberté de presse, pas de régulateur aux USA (Par Aboubacar Diallo)

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Dans un précédent article, nous relevions toute la place du 1er Amendement de la Constitution des Etats-Unis, dans la compréhension de cette démocratie du peuple.
Dans cette disposition, il est expressément dit que le Congrès ne fera aucune loi qui touche l’établissement ou interdise le libre exercice d’une religion ou qui restreigne la liberté de parole ou de presse…
Ce qui veut dire qu’ici aux USA, au-delà de certaines limites relativement à la diffamation, à la vie privée, aux sources confidentielles et à des questions dites de sécurité nationale, il n’existe aucune entrave à la liberté de presse. Les médias sont libres d’enquêter sur tout autre sujet et de tout diffuser.
Pas d’organe de régulation comme dans nos pays sous les tropiques, ici la presse est totalement indépendante de l’Etat qui ne dispose en tout et pour tout, pour médias que la VOA, tous les autres étant des entreprises privées (CNN, ABC, NBC, CBS, The New York Times, The Washington Post, The Wall Street Journal, ou encore USA today…), donc tenus par de grands groupes.
Ça veut dire aussi qu’on n’a pas besoin d’autorisation ou de documents spécifiques, pour être journaliste ou créer un média.
Même les médias qu’on appelle ici médias publics, ne sont pas financés par l’Etat. Médias publics ici, cela veut dire tout court que ce ne sont pas des médias à vocation commerciale.
Ceux-ci peuvent recevoir une petite subvention des Etats fédérés où ils sont implantés, même ils tirent l’essentiel de leurs financements des dons et du soutien de leurs publics. Certaines émissions de leurs grilles, peuvent être sponsorisées, mais jamais de publicités comme sur les médias privés à essence commerciale.
Par ailleurs, aux USA, il existe une loi sur l’information qui consacre le droit du citoyen à l’information. Une loi à l’observation de laquelle veille le Bureau de l’Information et de la Vie privée, basé au DOJ, département de la justice.
Sans revenir sur tout le rôle crucial joué par la presse ici depuis la guerre de sécession menée par les 13 colonies de l’empire britannique, il faut dire que forte de toutes ces franchises, la presse libérée de toutes pressions et de tous pesanteurs, recouvre réellement ici la plénitude de son statut de 4è pouvoir.
Pour s’en faire une idée, nous reviendrons sur deux des plus grands scandales révélés par la presse américaine, et qui ont brisé des carrières pourtant bien lancées. Pour dire que la presse joue le rôle de ‘’ Chien de garde’’, dans un système de gouvernance où il y a peu de place pour la magouille et les prévarications.
Le premier scandale, c’est le Watergate qui a poussé Richard Nixon, a déposé honteusement bilan comme Ponce Pilate, le second, c’est l’affaire Cunningham, du nom d’un représentant au Congrès, contraint à la démission et condamné, suite à des révélations d’un journal, suivies d’une enquête de la justice criminelle et du FBI.

A suivre !

De San Diégo (Californie)
Aboubacar Diallo

 

Commentaires

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1 Commentaire

1 Comment

  1. Robert

    5 septembre 2016 at 8 h 31 min

    Merci pour l’article, mais attention aux mots clés, la guerre de sécession n’est pas celle menée par les treize colonies contre l’empire britannique, celle-ci on l’appelle guerre d’indépendance et la guerre menée entre les 6 États du Sud autour de la question des esclaves et qui a coûté la vie à A. Lincohln entre 1861_1865 celle la on l’appelle guerre de sécession. Wa Salam

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