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Fête et tragédies routières : Le point de vue d’un expert

ballamoussaPar Balla Moussa Konaté (Ingénieur des ponts et chaussées)- Comme pour tous autres types d’accidents, les accidents liés à la circulation routière sont des événements malheureux qui surviennent dans les faits d’une manière inattendue, causant des dégâts matériels allant jusqu’aux sévisses corporelles parfois même jusqu’à la mort. La particularité lors des événements festifs réside en plus d’autres vecteurs accidentogènes, dans le relâchement généralisé par rapport à l’attention qu’il faut toujours porter aux prescriptions réglementaires qui régentent la bonne circulation routière au niveau de tous les usagers de la route, sans exclusive, faute de quoi les accidents de la route fertilisent leurs terreaux.

En ce qui concerne les fêtes musulmanes en général et la Tabasky en particulier, les observations suivantes méritent réflexions:
-Beaucoup d’enfants sur les routes, en mode piéton;
-Après la grande prière, beaucoup de bouchons et de tohu-bohu dans la circulation avec tout ce que ceux-ci impliquent;
-Forte présence des motos pour contourner les bouchons, se faufiler dans les réduits même sur les voies réservées en principe pour les piétons (quand ceux-ci sont en majorité des enfants, à l’occasion);
-Bien qu’en principe, il n’y a pas d’alcool dans la conduite pendant les fêtes musulmanes, toutes fois, l’ambiance de fête fait baisser l’attention contre les accidents de la route;
-Généralement avec les enfants, l’ambiance de la fête dure quelques jours plus tard, ce qui trompent souvent certains conducteurs qui se croient être revenu en temps ordinaire, hélas !
-Si vous ajoutez à ces points précités, tout ce que nous avons habituellement de côtés faibles par rapport à la circulation, il y a de quoi renforcer les mesures de sécurité routière dont on dispose d’ordinaire.

Toute stratégie de lutte contre les accidents de la circulation pendant cette fête de Tabasky concerne en priorité les parents des enfants, l’Etat et les conducteurs.

Enfin, sachant que rien ne vaut mieux que la vie, en tout cas ici-bas, œuvrons sans relâche à sa préservation autant pour nous même que pour les autres. Nous aurions ainsi rendu un grand service à l’humanité.

Puisse Dieu récompenser tous ceux qui s’activent dans ce sens. Amen.

Si vous êtes consentant ou consentante pour ce message, faites le savoir à autrui.

Balla Moussa Konaté

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