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Dialogue politique : Le Chef de file de l’opposition déterre sept accords antérieurs et met en garde

img_20160924_165420_258Le chef de file de l’opposition ne veut pas se laisser emporté par l’euphorie suscitée autour de l’ouverture d’un cinquième dialogue politique et le beau spectacle  qu’offrent l’ensemble des acteurs notamment le Ministre de l’Administration du Territoire Bouréma Condé, le chef de la majorité parlementaire Damaro Camara et le porte-parole de l’opposition, Aboubacar Sylla. A tous ces acteurs, Cellou rappelle la promesse du président de faire respecter aussi et surtout les accords antérieurs.  A l’occasion de l’assemblée générale ordinaire de l’UFDG de ce samedi 24 septembre 2016, il  a cité près d’une dizaine d’engagements obtenus avec le gouvernement et la CENI à travers différents dialogues politiques depuis le premier mandat d’Alpha Condé. Il pose ensuite des conditions dont l’observation va déterminer le maintien du climat politique plutôt apaisé tel qu’il prévaut en ce moment. Notre rédaction a transcris pour vous cette longue  partie du discours de Cellou Dalein Diallo. Lisez !

« Vous savez que le dialogue a été ouvert. J’ai eu l’occasion, avant l’ouverture du dialogue de vous faire le compte-rendu des entretiens que j’avais eus avec le Président de la République et je vous ai dit qu’il s’est engagé fermement à ce que toutes les décisions qui vont être issues de ce dialogue soient intégralement appliquées. Mais avant, nous avons les décisions des accords antérieurs qui vont être aussi appliquées. Si bien que le premier point inscrit à l’ordre du jour, du présent dialogue c’est le calendrier et les modalités d’application de ces décisions des dialogues antérieurs.  Je n’ai pas besoin de vous rappeler les décisions non appliquées de ces dialogues.  Il y en a sept (7) au total. 

  • Il y a d’abord l’identification par des enquêtes sérieuses des responsables des crimes commis lors de no manifestations pacifiques depuis 2011. 
  • Le deuxième point c’est l’indemnisation des victimes de ces violences perpétrées contre les militants et responsables de l’UFDG suite à ces manifestations pacifiques.

Alors ces indemnisations vont viser d’abord ceux qui ont perdu des proches. Il y a beaucoup qui ont laissé des orphelins et des veuves. Certains étaient les seuls qui travaillaient dans la famille. Certains avaient fondé des familles. Ceux-ci, on avait décidé que dans le cadre de l’apaisement, il était bon qu’un geste soit fait par le gouvernement pour leur permettre de faire leur deuil, ça n’a pas té fait.

D’autres avaient perdu des marchandises ou des biens parce que leurs magasins, leurs boutiques ont été été vandalisés par les forces de l’ordre ou certains extrémistes du RPG. Nous avons dit que ce sont des citoyens guinéens dont les biens ont été saccagés, détruits, et l’Etat, qui avait la responsabilité d’assurer la sécurité des personnes et de leurs biens, avait failli et devrait donc s’engager dans une procédure de réparation.

  • Le troisieme point non appliqué, c’était les élections communales. Le Gouvernement et les autorités compétentes s’étaient engagés à organiser les élections communales et locales d’abord pour une première fois, lors de l’accord du 03 juillet 2013, avant le 31 mars 2014. Rien n’a été fait. Ensuite, lors du dialogue de 2014, présidé par Me Cheik Sacko, Ministre de la Justice, les autorités compétentes  concernées s’étaient engagées à organiser ces élections communales avant le 31 décembre 2014. Rien n’a été fait. Lors du dialogue du 20 août 2015, à la veille des élections présidentielles de 2015, le même engagement avait été pris d’organiser le élections communales et locales-c’est comme ça que c’est inscrit- avant le 30 juin 2016, rien n’a été fait.
  • L’autre engagement important de l’accord du 20 août, c’est que le dialogue avait engagé les autorités de ce pays, notamment l’Assemblée nationale, à revoir la loi sur la CENI afin que cette institutions soit reformée et qu’elle soit à la hauteur d’organiser des élections crédibles dans le pays, ça n’a pas été fait.
  • On s’était engagé également à assainir le fichier et à sortir de ce fichier toutes les personnes irrégulièrement enrôlées notamment les enfants mineurs, ça n’a pas été fait.  
  • On s’était également engagé de garantir la neutralité de l’Administration notamment de l’Administration territoriale : les sous-préfets, les préfets et les gouverneurs par rapport à la campagne électorale et à l’animation des partis politiques. Ce n’est pas fait !
  • On s’était également engagé à faire en sorte qu’il y ait un accès équitable des partis politiques aux médias public. Vous savez que c’est loin d’être fait. Vous regardez la RTG, heureusement il y a la presse privée qui couvre nos activités sinon c’est impossible d’obtenir la couverture des activités de l’opposition par la RTG, par les médias publics. 

Voilà quelques engagements forts qui ont été pris lors des dialogues antérieurs et qui ont été tous heureusement repris par le dialogue du 20 août. L’opposition républicaine est d’une bonne foi. Elle souhaite qu’on puisse aplanir nos divergences autour de la table. J’ai dit içi plus d’une fois que notre premier choix n’est pas la manifestation. Nous souhaitons en tant que guinéens, avec responsabilité et bonne foi, qu’autour de la table, nous puissions trouver des solutions à nos problèmes.

Les mises en garde de Cellou Dalein Diallo 

 Vous le savez, nous avions dit que nous ne répondions pas à l’appel du gouvernement à un dialogue tant qu’il n’y aura pas un engagement fort du chef de l’Etat de respecter et de faire respecter les décisions du dialogue. (…) Le Dialogue est entrain de reprendre, nous espérons que les engagements pris par Monsieur le président de la République seront respectés par toutes les institutions une fois qu’un accord sera trouvé pour 2016 lors de ce dialogue, mais également et surtout pour donner l’assurance que les décisions de ce présent dialogues seront respectées, qu’on se mette d’accord sur un calendrier et sur les modalités de mise en oeuvre des décisions des dialogues antérieurs notamment celui du 20 août qui a inclu toutes les décisions des dialogues antérieurs qui n’ont pas été appliquées.

Pour l’instant, l’atmosphère est relativement bonne. Il y a beaucoup de flexibilité. Nous espérons que ça va continuer parce que c’est simplement s’il y a la bonne foi, la bonne volonté d’appliquer qu’il y aura l’apaisement que nous recherchons tous. (…) Nous espérons que nous réussirons, c’est notre préférence. Si ce n’est pas le cas nous nous retrouverons pour tirer les conséquences ensemble…..

La rédaction de Mosaiqueguinee.com

 

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